Labyrinthes aux jardins d’Aywiers

animation par Samuel Verbiese, mise à jour le 8 mai 2009
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Message de Samuel Verbiese

Aujourd’hui, je pensais encore à vous-autres, champions de l’émulation des mathématiques auprès des jeunes.

Je me trouvais aux Jardins d’Aywiers, expliquant les labyrinthes à côté de mon huitième sur les lieux

(voir les photos à mon insu d’un ami

et l’affiche pour ditto en annexe),

et voici que parmi mes jeunes ouailles, j’ai pu distinguer du "bois" excellent en devenir. Oui, un petit garçon de 5ème primaire qui se détachait nettement des autres par ses réactions, ses visions, sa compréhension manifestée par l’écho immédiat de métaphores tout-à-fait appropriées, par exemple, lorsque je leur demandais combien de murs pour sept chemins labyrinthiques contigus (huit, un de plus que le nombre de chemins) il me dit "c’est comme les journées et les nuitées"...

Quand je leur demandai combien il y avait d’affiches visibles (avec de bons yeux et si l"imprimante avait été parfaite, sachant qu’à chaque réalisation aux Aywiers je présente sur l’affiche correspondante celles des réalisations précédentes, effet "Droste"), il était particulièrement attentif à ma solution trouvée ce matin même : sur l’affiche de la 8ème réalisation il y a 2**(8-1)=128 afffiches présentes, soit 100 de plus que le nombre 28 souvent entendu car l’oeil ne peut souvent en distinguer davantage ; corollaire : le nombre de "1K affiches" sera atteint à la 11ème réalisation !

Plus tard, le même petit bonhomme s’extasiait devant cette pyramide d’or, remarquée sur une de mes affiches (voir image en annexe à partir d’un dessin "sur dos d’enveloppe" pour l’anniversaire d’un ami) et que que le hasard de la présence sur place, pour d’autres usages, de bambous et de liens en caoutchouc découpés dans une chambre à air, nous a permis de confectionner en quelques minutes précieuses (voir photo annexée, où ce petit mathématicien en herbe -c’est le cas de le dire, en l’occurrence- se trouve à droite). Il allait lundi déjà en parler à sa prof de math !

C’est à ces moments-là qu’on sent particulièrement distinctement l’importance de votre action initiée si magistralement par Francis ! Merci encore de me stimuler dans la même voie.

Enfin, je présente ici en annexe l’image réalisée par Thomas Delépine prise du sommet de son mât télescopique d’une quinzaine de mètres de haut de mon récent labyrinthe en forme de rose (thème des journées) aux Jardins d’Aywiers après la manifestation du week-end du premier mai, ainsi qu’une transformation de celle-ci que j’ai effectuée pour restituer une vue en plan. Ce labyrinthe constitue un autre type de transformation du labyrinthe ci-dessus circularisé où les huit "murs" formant les sept "circuits" sont considérés comme quatre "paires torsadées" rappelant des fils électriques, et où je me suis arrangé pour faire apparaître les "ventres" d’une paire en face des "noeuds" (ponts/tunnels) d’une autre paire. Les "murs" qui constituent déjà un "dédale" (avec choix et culs-de-sac, contrairement au labyrinthe proprement dit qui, "unicursal", ne présente qu’un seul cemin terminé au centre par un seul cul-de-sac) deviennent même un "circuit fermé" si on supprime le tronçon vertical entre les deux branches horizontales décalées lors de la circularisation et si de plus on relie les "points" supérieur et inférieur gauches et supérieur et inférieur droits respectivement par des ponts, des tunnels ou des "pas japonais", et c’est ce circuit qui est parcouru par les visiteurs.

J’ai encore retravaillé la photo aérienne restituée verticalement pour lui faire subir ce que je n’ai pas eu le temps de faire sur le terrain, c’est-à-dire effectuer une tonte moins rase sur les "pétales" pour simuler leur enroulement sur les bords (typique de la rose). Il s’agit dans mon design original sur l’affiche d’une sorte de nouvelle sinusoïde superposée aux torsades des "paires de fils". J’ai alors teinté ces zones en rouge comme s’il s’agissait de parterres de fleurs, puis retransformé l’image une dernière fois vers une vue perspective.

Mis en ligne le 3 mai 2009 par Charlotte BOUCKAERT