UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES, UNIVERSITE D'EUROPE
CEVIPOL - Centre d'étude de la vie politique

Dossiers

Elections Européennes 2009

Royaume-Uni

 

Responsable : Nathalie BRACK

 

Journaux suivis : Telegraph, Guardian, Times

 

« Protestez contre Brown – Votez Vert », Guardian, 3 juin 2009
L’auteur de ce commentaire estime que les électeurs déçus du Labour peuvent voter pour les Verts, sachant que ce parti assurera la justice sociale. Le journaliste estime en effet que le Labour a oublié son engagement pour la justice sociale, ce qui n’est pas le cas des Verts. Le labour n’est plus ce qu’il était, selon lui, alors que le parti vert représente le progrès social.
 
« L’action réelle du Labour sur le changement climatique », Guardian, 3 juin 2009
L’auteur de ce commentaire explique que les avancées en termes de politiques environnementales viennent du Labour et non pas des Verts. Le parti travailliste a pris des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique, contrairement au parti vert qui est jugé défaitiste.
 
 
« Anti-gay, niant le réchauffement climatique : venez rencontrer les nouveaux amis de Cameron », Guardian, 3 juin 2009
Cameron prévoit de créer un nouveau groupe au PE, en collaboration avec divers partis en Europe. L’article présente alors les partis préssentis, tels que l’ODS tchèque, le PiS polonais, en soulignant leurs positions très tranchées et négatives sur les relations homosexuelles, le réchauffement climatique. Par ailleurs, le journaliste estime que si le PPE apparaît comme une coalition de gagnants, le nouveau groupe de Cameron semble plutôt un ensemble de perdants, comprenant des partis en baisse dans les sondages.
 
« Après les élections européennes, le Labour tentera de se raccrocher aux branches », Times, 3 juin 2009
Il est certain que le Labour subira une défaite demain mais il faudra voir qu’elle en sera l’ampleur. Un récent sondage montre que le parti ne pourrait obtenir que 16 à20% des voix, ce qui le laisserait derrière Lib-Dem, voire le UKIP. Mais étant donné que le Royaume-Uni perd 6 sièges, la perte ou le gain se fera moins remarqué : les conservateurs pourraient en gagner 1 ou 2 et le Labour en perdre 1 ou 2. Il semble que les Verts et le UKIP bénéficient directement du scandale des notes de frais, tandis que le BNP ne gagnerait qu’un seul siège au PE.
 
« Instantané électoral : le Sinn Féin s’apprête à reléguer DUP en deuxième position », Times, 3 juin 2009
Pour la première fois depuis 1979, le DUP arriverait deuxième aux élections européennes, derrière les républicains du Sinn Féin, avec notamment pour raison la création du TUV, qui concurrence le DUP.
 
« L’échec de l’Europe à se connecter », Guardian, 3 juin 2009
Selon la journaliste, le postulat selon lequel les électeurs soutiendraient l’Europe si cette dernière parvenait à mieux communiquer pose quelques problèmes. Tout d’abord, cela implique que les institutions sont trop éloignées des citoyens, mais si une convergence de valeurs est nécessaire, cela semble demander davantage des citoyens que des institutions européennes. Et l’UE devrait arrêter de tenter de convaincre les citoyens des bénéfices qu’elle leur apporte mais se concentrer sur son propre fonctionnement et son efficacité. Enfin, écouter davantage les désirs des citoyens, notamment lors des élections européennes, permettraient aux institutions de se rapprocher des citoyens.
 
« La politique britannique devient continentale », Telegraph, 2 juin 2009
Le candidat conservateur D. Hannan, estime que le besoin de réforme est la nécessité absolue. Il estime que l’Europe est indissociable de la politique nationale étant donnée que la politique nationale se continentalise. Il se dit eurosceptique tout en aimant l’Europe. Il estime qu’il est nécessaire de récupérer des compétences au plan national et que l’UE devrait se contenter des problèmes transnationaux. Il défend donc la volonté de Cameron de former un nouveau groupe au PE, anti-fédéraliste et qui formera une réelle opposition.
 « Le SNP enregistre des gains impressionnants, les électeurs punissent le Labour », Telegraph, 2 juin 2009
Le Labour s’apprête à subir une défaite électorale humiliante lors des élections européennes, ne dépassant que de peu le UKIP et loin derrière les Conservateurs. En Ecosse, le SNP et le Labour devraient garder leurs deux sièges tandis que les Conservateurs et le Lib-Dem devraient chacun en récolter un. Les votes anti-Labour bénéficient directement au SNP tandis que les Conservateurs sont concurrencés par le UKIP.
« Un article défini situe le Labour 11ème sur les bulletins de vote », Times, 2 juin 2009
Le labour risque de perdre des voix, suite à « une bourde » dit-on au sein du parti. En effet , le parti s’est enregistré comme « Le parti travailliste » alors que ses concurrents ont retiré l’article « le » devant leur nom. Il en résulte une certaine confusion pour les électeurs et la 11ème place sur les bulletins de vote pour le Labour.
 
« UKIP, le parti de la rigolade », Guardian, 2 juin 2009
Le UKIP voudrait se profiler comme une alternative pour les électeurs eurosceptiques au Royaume-Uni mais le journaliste estime que ce parti n’offre rien de sérieux sur l’Europe. En effet, ses eurodéputés ne font rien de constructif au sein de l’assemblée et ne prenne aucune décision permettant une amélioration de la vie quotidienne des gens. Si nous avons besoin d’eurosceptiques pour bousculer les choses, le UKIP ne convient pas.
 
« Laissons le peuple décider », Guardian, 2 juin 2009
Le même jour que les élections locales et européennes, Demos tient une convention populaire afin d’obtenir l’avis des citoyens sur les réformes constitutionnelles, suite au scandale des notes de frais des parlementaires.
 
« Une tempête arrive alors que le soleil brille pour le BNP », Guardian, 2 juin 2009
Après le scandale des notes de frais, la colère populaire devrait profiter au BNP qui espère gagner un siège au PE, ce qui devrait lui apporter des ressources significatives. Il semble par ailleurs que son leader, Griffin, verait son leadership remis en cause au sein du parti s’il n’obtenait pas un siège.
 
« Le parti des francs-tireurs pensent qu’ils peuvent prendre la troisième place au Labour », Guardian, 2 juin 2009
UKIP espère avoir du succès aux élections européennes en utilisant la colère populaire après le scandale des notes de frais. Mais ses candidats sont controversés. L’article présente alors quelques candidats.
 
« Les Verts offrent une alternative sérieuse au système politique éclaté », Guardian, 2 juin 2009
Il s’agit d’une réponse de la candidatedu parti vert, Caroline Lucas, à J. Harris qui explique les atouts des Verts lors de cette campagne électorale.
 
« Elections locales et européennes : le choix de jeudi », Guardian, 2 juin 2009
Editorial. Le journaliste explique l’importance de voter lors de ces élections en raison du mode de scrutin (proportionnel). Il estime que les citoyens doivent prendre en compte les enjeux locaux lors des élections locales mais doivent prendre en considération, lors des élections européennes, les partis nationaux tels qu’ils se présentent actuellement, après le scandale des notes de frais. Les électeurs peuvent donc voter vert ou lib-dem et ne pas soutenir les deux grands partis traditionnels.
 
« Jettez les mauvais Conseils locaux et votez Lib-Dem à l’Europe », Guardian, 1 juin 2009
La journaliste estime qu’il ne faut pas punir les partis nationaux lors des élections locales et que lors des élections européennes, il faut voter pour le parti le plus pro-européen. Elle passe en revue les différents partis en exposant leurs positionnements négatifs sur les questions européennes et constate que des sentiments eurosceptiques perdurent au Royaume-Uni malgré la patience de l’Europe (opt-outs, etc). Elle explique également en quoi le parti Lib-Dem est le choix le plus sage aux élections européennes et passe ensuite à la question des élections locales.
 
«  7 jours de torture qui vont couler ou sauver le poste de Premier ministre de Brown », Guardian, 1 juin 2009
La semaine à venir se révèle cruciale pour le futur de G. Brown en tant que premier ministre. En effet, il attend le résultat des élections pour déterminer l’ampleur de la défaite du Labour avant de s’attaquer au dossier de la Constitution et de la réforme du parlement national après le scandale des notes de frais.
 
« Des stars rejoignent Brown pour demander aux électeurs de ne pas voter BNP », Guardian, 1 juin 2009
Dans une lettre publiée aujourd’hui, des stars se joignent à G. Brown pour appeler les électeurs à ne pas voter BNP. Selon eux, voter pour se parti revient à rejetter tout ce qu’il y a de positif au Royaume-Uni. Il s’agit d’un parti extrême, raciste et xénophobe.
 
« L’arrivée des Verts », Guardian, 1 juin 2009
Il s’agit d’un commentaire portant sur le parti vert et son histoire. Selon l’auteur, c’est un parti responsable, qui a toujours prôné une réforme du système politique et combattu la corruption. Lors des élections européennes, il encourage les électeurs à voter pour les verts.
« Elections européennes : le sentiment anti-science infectant la politique », Guardian, 1 juin 2009

La science est centrale dans de nombreux aspects de la politique mais l’analyse des manifestes des principaux partis sur des questions scientifiques fondamentales révèle un grand manque de clarté. Le journaliste a examiné les programmes des partis pour les élections européennes sur des questions telles que la politique alimentaire, l’énergie, l’environnement, les nanotechnologies ou encore la recherche. Il semble qu’en dépit de la place centrale de la science et de ses implications dans la vie quotidienne, ces questions jouent un rôle très mineur lors des élections européennes.

 

« ‘Je suis la personne la plus à même de nettoyer le système politique’, dit Gordon Brown », Guardian, 1 juin 2009

Le Premier Ministre tente d’envoyer un message au sein de son propre parti, estimant qu’il ne doit pas démissionner.  En effet, il considère que, même en cas de défaite lors des élections locales et européennes, il ne démissionnera pas : il se voit comme le politicien le plus susceptible de réformer le système afin de le rendre plus transparent et démocratique.

 

« On expose les visages hideux des leaders du BNP », Guardian, 1 juin 2009

On a appris aujourd’hui que des membres du BNP sont des sympathisants nazis et racistes, ce qui pourrait compromettre les chances de son leader de devenir député européen. En effet, le parti tente de se profiler comme  modéré lors des élections européennes mais un de ses membres a adhéré à des groupes racistes sur facebook. L’article passe ensuite en revue les différentes déclarations et actions racistes et extrêmes des membres du BNP et les liens entre le parti et des organisations racistes et xénophobes en Europe.

 

« Un perdant mais qui seront les vrais gagnants ? », Times, 1 juin 2009

Deux sondages révèlent des résultats différents pour le Lib-Dem et les petits partis. Un sondage Populus donne 41% des voix aux conservateurs, 21% au Labour, 15% au Lib-Dem et 23% pour les petits partis. Le sondage ICM donne 40% aux conservateurs, 25% au Lib-Dem, 22% au Labour et 13% aux petits partis. Cette différence peut principalement être attribuée aux méthodologies différentes utilisées lors des sondages. La seule chose certaine est la perte de soutien pour le Labour.

 

« Aucun pouvoir, aucune influence, nul besoin d’avoir peur », Times, 1 juin 2009

Le journaliste estime que le BNP suivra le chemin de tous les petits partis : après un succès aux élections européennes, il implosera. Tout d’abord, il faut, selon lui, se rappeler que le BNP remportera maximum  1 à 3 sièges et qu’il s’agit de sièges européens, où ces députés n’auront aucun pouvoir. Non seulement ils siègeront dans un parlement sans pouvoir réel mais en plus, ils seront isolés dans le groupe des non-inscrits. Le parti, après son succès électoral, va donc imploser.

 

« Les sondages pour les élections locales et européennes : des bonnes nouvelles pour les petits partis », Times, 1 juin 2009

Les petits partis semblent bénéficier de la colère populaire : leurs électeurs semblent en effet les plus susceptibles d’aller voter pour faire entendre leur voix. Un récent sondage Populus montre que 41% des électeurs compte se rendre aux urnes, ce qui constituerait le plus haut taux de participation lors des élections européennes. De plus, alors que les sondés estiment voter aux élections locales en fonction de thématiques locales, ils veulent utiliser leur vote au scrutin européen comme moyen de protestation. Cela devrait bénéficier au BNP, UKIP et aux Verts alors que les travaillistes doivent s’attendre à une lourde défaite.

 

« Les Verts voient une chance de percée électorale », Times, 1 juin 2009

Il semble que le contexte politique soit très favorable à un succès électoral des Verts similaire à celui de 1989 mais le défi consiste maintenant à convaincre les gens de voter mais aussi de voter pour le parti vert plutôt que UKIP ou le BNP.

 

« Les conservateurs développent une application facebook pour gagner des voix lors des élections européennes », Telegraph, 1 juin 2009

Le parti conservateur a développé une application permettant à ses activistes de faire campagne sur facebook, via leur statut et l’adhésion à une cause. Cela rappelle l’utilisation des médias sociaux lors de la campagne d’Obama.

 

« Elections européennes : le très controversé parti polonais ‘Droit et Justice’ », Telegraph, 1 juin 2009

L’article explique brièvement la création et le parcours du parti polonais « droit et justice ». Il s’agit d’un parti souvent jugé comme homophobe, excentrique et nationaliste, auquel D. Cameron voudrait s’allier dans un nouveau groupe au PE.

 

« Les élections européennes : une opportunité pour les partis marginaux ? », Telegraph, 1 juin 2009

L’article explique que les élections européennes sont marquées par une forte apathie des électeurs, ce qui permet la percée de partis marginaux et extrêmes sur l’ensemble du continent. Il explique quelques cas nationaux et relève que le taux d’abstention est plus haut parmi les pays qui viennent d’adhérer. Il conclut sur les perspectives du traité de Lisbonne.

 

« Les élections au PE : le Labour s’apprête à subir sa plus grande défaite dans l’histoire du parti », Telegraph, 1 juin 2009

Les sondages révèlent que le Labour risque de subir une lourde défaite électorale. En effet, le fait que les élections européennes soient considérées comme de moindre importance accroît le vote de type ‘protestataire’ envers le gouvernement. De plus, le scrutin proportionnel lors des élections européennes favorise également les petits partis. Lors des élections précédentes, cela avait bénéficié à l’UKIP. Cette fois, il semble que le bénéficiaire soit le BNP. Le journaliste évalue enfin les possibles performances des différents partis.

 

« Peu de certitude dans le climat politique actuel », Guardian, 1 juin 2009

Selon la journaliste, il faut manier les sondages avec prudence : la seule chose qui paraît certaine est la défaite du Labour.

 

« UKIP espère avoir du succès lors des élections européennes », Telegraph, 1 juin 2009

Le journaliste analyse le cas de l’UKIP qui espère dépasser le Labour lors des élections européennes. Toutefois, il est difficile de déterminer s’il existe un réel mouvement eurosceptique chez les citoyens ou s’ils votent pour ce parti afin de protester contre les autres partis. De plus, le risque d’implosion du parti est récurrent et il n’est pas certain qu’il réitère son succès électoral de 2004. Enfin, les accusations de racisme à l’égard du parti sont fréquentes.

 

«  Les députés européens sont des globetrotters », Times, 31 mai 2009

L’article analyse les habitudes de voyage des parlementaires européens et révèle les coûts des voyages des parlementaires. Selon le journaliste, leurs fréquents trajets en avion et séjours dans des hôtels luxueux sont particulièrement coûteux alors que les citoyens ressentent la crise économique.

 

« Pourquoi vous devez voter aux élections européennes », Times, 31 mai 2009

Selon le journaliste, peu d’électeurs se soucient des élections européennes. Il passe alors en revue ce qu’il estime être les principaux problèmes et défauts de l’UE et du PE, notamment son manque de transparence, la mauvaise gestion, la politique agricole commune, etc. Il estime donc que les citoyens doivent se rendre aux urnes pour reprendre le contrôle de l’UE et éviter que « l’élite européenne arrogante, avide et irresponsable » ne reprenne le pouvoir.

 

« Un pari de £ 100.000 que Cameron va revenir sur son engagement UE », Times, 31 mai 2009

Le magnat du pari, Stuart Wheeler, a proposé de parier £100.000 que D. Cameron ne respectera pas son engagement de tenir un référendum sur le traité de Lisbonne. Wheeler a récemment quitté le parti conservateur pour soutenir UKIP lors des élections européennes. Un récent sondage montre que l’UKIP pourrait devenir le deuxième parti le plus important lors des élections européennes, reléguant les travaillistes à une humiliante troisième place.

 

« Le Parlement européen : impopulaire, inintéressant, indispensable », Guardian, 31 mai 2009

Le journaliste constate qu’alors que les pouvoirs du PE ont considérablement augmenté depuis 30 ans, l’abstentionnisme électoral n’a cessé de croitre et les citoyens n’ont qu’une vague idée du fonctionnement de l’assemblée. Les élections européennes constituent plutôt un scrutin de contestation du gouvernement dans de nombreux Etats. Le journaliste estime également que cette méconnaissance du PE touche aussi les médias, tout en soulignant que le PE ne doit toutefois pas être considéré comme un « vrai » parlement. Le PE traite d’importantes questions de la vie quotidienne mais ne vote pas la guerre ni l’impôt. Enfin, il ne parvient pas à « se vendre » auprès des citoyens.

 

« Johnson prédit les pires élections pour le Labour », Guardian, 31 mai 2009

Alan Johnson, vu comme le successeur de G. Brown, estime que le Labour va connaître les pires élections de son histoire.  Il estime que les trois principaux partis vont subir la colère des électeurs mais le Labour sera le plus touché. Il a toutefois appelé les citoyens à ne pas voter pour des partis extrémistes en signe de protestation.

 

« Le Labour perdant de la révolte populaire », Guardian, 31 mai 2009

Tous les partis sont touchés par le scandale des dépenses parlementaires mais il semble que les travaillistes soient en chute libre. L’article présente les opinions des électeurs dans différentes régions ainsi que les principaux problèmes rencontrés par le Labour. En 2004, le Labour était arrivé deuxième aux élections européennes, avec 22% des voix et un score plus bas serait considéré comme une humiliation.

 

« Un parti montre la voie sur l’Europe », Guardian, 31 mai 2009

D’habitude, les élections européennes sont marquées par le désintérêt des électeurs. Mais cette année, le scandale des dépenses met de côté toute autre question. La pire conséquence serait, selon le journaliste, une abstention massive, ce qui reviendrait à céder du terrain à des partis tels que le BNP ou UKIP. Une réaction constructive serait de voter aux élections européennes pour le parti ayant la position la plus censée sur les questions européennes. Cela élimine les conservateurs, qui ont toujours la même ligne hostile envers l’UE ; cela élimine les travaillistes qui n’ont pas su faire évoluer le débat. Cela laisse les libéraux-démocrates, pro-européens et qui ont toujours eu une position modérée et progressiste.

 

« Mon vote comptera vraiment cette semaine mais heureusement qu’il y a la représentation proportionnelle », Guardian, 31 mai 2009

Il s’agit d’un commentaire d’un journaliste irlandais qui compare le système de vote en Irlande et en Grande-Bretagne. Il estime qu’en Irlande, contrairement à la Grande-Bretagne, les citoyens peuvent voter pour la personne qui les représente et non pas pour le « moins pire » des partis. Il estime par ailleurs que la représentation proportionnelle ne mène pas à un dysfonctionnement politique, contrairement à l’idée répandue en Grande-Bretagne.

 

« Le Fianna Fail se prépare à un désastre électoral », Times, 31 mai 2009

Selon les sondages, le Fianna Fail sera le grand perdant des élections, tant locales qu’européennes et il devrait perdre un de ses sièges au PE.

 

« Un sondage révèle que les électeurs veulent une réforme radicale du parlement », Times, 30 juin 2009

Un sondage Populus montre que les citoyens non seulement voteront pour des petits partis pour protester mais demandent également des réformes radicales de Westminster. Le Labour devrait passer de 21% à 16% des voix, l’UKIP progresse considérablement et le Lib-Dem voit son soutien diminuer lors de ces dernières semaines.

 

« Elections européennes : c’est au tour du peuple d’être écouté », Telegraph, 30 mai 2009

Un récent sondage montre que le Labour s’apprête à subir une lourde défaite, avec 17% des intentions de vote. Il semble le plus touché par le scandale des dépenses. Selon le journaliste, ce scandale semble avoir révélé des défauts essentiels de la démocratie représentative britannique. Le journaliste estime par ailleurs que le passage à un système de scrutin proportionnel serait encore pire : le lien direct entre élus et citoyens serait affaibli et un gouvernement de coalition ne bénéficierait pas du soutien nécessaire. Il critique également la position de Brown de rester premier ministre alors que, selon lui, la Chambre actuelle manque de légitimité populaire. Enfin, il pense que les conservateurs sont en position de force et que Cameron doit continuer sa ligne eurosceptique.

 

« L’europarlementaire UKIP Godfrey Bloom paie ses assistants, qui travaillent aussi dans sa firme d’investissement », Times, 30 mai 2009

Il semble que cet élu utilise ses indemnités parlementaires pour frais de personnel pour embaucher des assistants qui travaillent dans une compagnie d’investissement dont il est l’actionnaire principal. Ce parlementaire s’est fait connaître en raison de ses opinions extrêmes sur les femmes. Il a déclaré que ses assistants étaient engagés à temps partiel et payés en partie sur ses indemnités parlementaires. Il a également déclaré que ses indemnités journalières étaient reversées à des œuvres de charité.

 

« Elections européennes : pas étonnant que les électeurs s’en fichent », Telegraph, 30 mai 2009

Selon le journaliste, le manque d’intérêt pour les élections européennes n’a rien d’étonnant. Les citoyens peinent à savoir ce que fait le PE, quelle est son importance ou encore qui les ont représenté lors de la législature précédente. Pourtant le PE est important et ses pouvoirs s’accroissent aux dépens de ceux des parlements nationaux. Enfin, le journaliste estime que de toute façon, le vote ne changera rien à la donne : la Grande-Bretagne ne dispose que de 78 députés qui par ailleurs ne défendent pas d’abord et avant tout l’intérêt national.

 

« Un sondage annonce une défaite humiliante pour le Labour », Times, 30 mai 2009

Un sondage Populus révèle que le scandale des dépenses aura un effet dévastateur sur le parti travailliste et sur G. Brown. Le Labour occupe actuellement la troisième place dans les sondages sur les intentions de vote lors des élections européennes. De façon surprenante, le Lib-Dem subit également les effets du scandale.

 

« ‘Tragique et imprudent’ : deux Lords conservateurs critiquent les plans de Cameron concernant l’UE », Guardian, 29 mai 2009

Un groupe d’anciens ‘grands’ Conservateurs et de diplomates attaquent la position de Cameron de former un nouveau groupe au PE, qui impliquerait selon eux une impuissance pour les conservateurs britanniques au sein du PE.  Ils critiquent également la volonté de Cameron de soumettre le Traité de Lisbonne à référendum.

 

« Comment fonctionnent les élections européennes ? », Telegraph, 29 mai 2009

L’article explique le fonctionnement des élections européennes : division en circonscription, nombre de députés, mode de scrutin et enfin, les principaux partis lors de ce scrutin.

 

« Sortie côté jardin : la promesse de quitter la grande alliance hante Cameron », Guardian, 29 mai 2009

La promesse de Cameron de quitter le PPE-DE après les élections européennes a été faite dans un moment de faiblesse afin de consolider son soutien au sein de l’aile droite du parti.  Mais même les plus eurosceptiques au sein du parti semblent maintenant ne pas soutenir cette proposition. Ce retrait du PPE-DE serait, selon plusieurs conservateurs, un mauvais choix en termes d’influence. Enfin, certains estiment que la position dure de Cameron sur le traité de Lisbonne est typique de l’opposition en Grande-Bretagne mais qu’elle se modérera si Cameron devient Premier Ministre.

 

« Les gouvernements de centre-droit en Europe consternés par la perspective d’une victoire des Conservateurs », Guardian, 29 mai 2009

Miliband, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, a déclaré que les gouvernements de centre-droit en Europe « s’arrachent les cheveux » à l’idée d’une victoire des conservateurs à l’occasion de la prochaine élection générale, car cela pourrait plonger l’Europe dans davantage de querelles institutionnelles. En effet, la volonté de Cameron de soumettre le traité de Lisbonne à référendum ne permettrait pas à l’Europe de s’occuper de questions urgentes telles que la récession économique et les questions climatiques. Enfin, le choix des conservateurs de siéger dans un nouveau groupe diminuerait fortement l’influence britannique au PE selon Miliband.

 

« Le verdict d’un ancien diplomate sur Cameron en Europe : ‘un engagement rigide à l’impuissance’ », Guardian, 29 mai 2009

L’article résume les entretiens avec deux anciens ministres des affaires étrangères et quatre grands noms Conservateurs sur la politique européenne de Cameron. Ces entretiens étaient particulièrement critiques envers  la volonté de Cameron de sortir du PPE-DE après les élections et envers son opposition au traité de Lisbonne.

 

«  UKIP dépensera 2 millions £ pour cibler les électeurs travaillistes », Times, 29 mai 2009

Le parti eurosceptique UKIP compte dépenser 2 millions de livres sterling afin d’attirer les électeurs du Labour et réitérer ainsi sa performance électorale de 2004 (16%). Des études ont en effet montré qu’en 2004, son succès était en grande partie dû aux votes d’électeurs traditionnellement travaillistes qui avaient voté en faveur du UKIP en signe de protestation lors des élections européennes.

 

« L’eurodéputé Nirj Deva a promu des intérêts économiques à travers des visites UE payés par ses dépenses parlementaires », Times, 29 mai 2009

Le journaliste révèle que N. Deva a payé son voyage à la Barbade avec ses indemnités parlementaires pour promouvoir sa firme dans les pays en développement. Il est très actif dans les délégations du PE avec les pays en développement tout en promouvant sa propre entreprise privée. Cela indique clairement qu’il y a un conflit d’intérêts. Les règles du PE en termes de régulation des activités non-parlementaires des élus restent, selon le journaliste, insuffisamment claires.

 

« Le BNP à la recherche désespérée d’argent, selon des mémos internes », Times, 29 mai 2009

LE parti a envoyé une série de notes internes pour un appel aux dons. Il existe une controverse sur la gestion financière par le parti et sur le coût de sa campagne électorale.

 

« Un tiers des europarlementaires anglais emploient des membres de leur famille sur leurs dépenses », Times, 29 mai 2009

Il semble que plus d’un tiers des élus anglais emploient des membres de leur famille malgré une future interdiction par le PE. En effet, de nombreux parlementaires engagent leur épouse, époux ou enfant comme secrétaire ou chercheurs et les rémunèrent avec leurs indemnités. Les nouveaux élus ne pourront plus employer des membres de leur famille mais ceux qui sont déjà engagés pourront rester jusque 2014. L’article explique les différents salaires et indemnités perçus par les europarlementaires anglais, ainsi que leur système de pension. Il  termine par la liste des députés ayant reconnu avoir embauché un membre de leur famille.

 

« Le taux de présence du SNP au PE pire que tous les députés écossais », Times, 28 mai 2009

Les deux élus du Parti national écossais au PE ont le taux de présence le plus bas de tous les europarlementaires écossais. De même, leurs activités (rapports, avis) semblent réduites. Ces élus ont été critiqués par les autres partis nationaux : le SNP se veut le meilleur défenseur de l’Ecosse dans l’UE mais affiche un taux de présence et d’activité particulièrement bas.

 

« Gordon Brown restera, quel que soit le résultat des élections européennes », Telegraph, 28 mai 2009

Jack Straw a déclaré que, quel que soit le résultat des élections européennes, G. Brown restera Premier Ministre. Les sondages révèlent une lourde défaite du Labour, tant aux élections locales qu’européennes.

 

« Les Conservateurs récoltent plus d’argent que le Labour », Telegraph, 28 mai 2009

La Commission électorale a publié un rapport selon lequel les Conservateurs ont reçu 4,3 millions de livre sterling au cours de trois premiers mois de l’année, pour 2,8 millions pour le Labour. Une grande partie de ces dons se fait en nature, sous forme de détachement de personnel. L’article souligne également les mauvaises prédictions pour le Labour dans les sondages.

 

« Elections locales et européennes : les petits partis », Telegraph, 28 mai 2009

Les petits partis tendent à avoir plus de succès lors des élections locales et européennes et parviennent, grâce au scrutin proportionnel, à obtenir des sièges au PE. L’article présente ces différents petits partis : UKIP, BNP, les Verts, Libertas, Jury Team.

 

« Le leader du BNP déclare que cela ne le dérange pas d’enfreindre les lois raciales », Times, 28 mai 2009

Le leader du BNP, N. Griffith, a déclaré sur un blog online que cela ne le dérangeait pas d’enfreindre les lois sur les races. Il a déjà été condamné en 1998 pour la distribution de matériel incitant à la haine raciale et son parti est souvent accusé de racisme. Par ailleurs, il semble qu’il ne déclare pas tout l’argent reçu par le parti ou lui-même et que la campagne qu’il mène actuellement pour les élections européennes est la plus coûteuse dans l’histoire du parti.

 

« Sarkozy promet la chasse à la criminalité afin de séduire les électeurs d’extrême-droite aux élections européennes », Guardian, 28 mai 2009

Lors d’un discours, le président français a présenté son plan de lutte contre la criminalité, comprenant notamment des mesures concernant la violence à l’école. Cela démontre un retour aux thèmes de campagne privilégiés de Nicolas Sarkozy : la criminalité et l’insécurité. Il a transformé les élections européennes en référendum portant sur ses prestations et compte prendre des voix à l’extrême-droite. L’article présente également les différentes mesures prévues par ce plan ainsi que les réactions qu’il suscite en France.

 

« L’heure de vérité pour l’Europe », Guardian, 28 mai 2009

Le journaliste explique que la crise financière peut constituer une menace pour la survie de l’UE en ce sens que les Etats sont de plus en plus tentés par des solutions nationales.  Les politiques économiques joueront donc un grand rôle. L’article aborde ensuite la question du déficit démocratique et de la légitimité du PE et relève les avancées du traité de Lisbonne. Le journaliste souligne toutefois que le traité ne soulève que peu d’enthousiasme en Europe, ce texte représentant les différentes logiques contradictoires à l’œuvre dans l’UE. Enfin, il souligne que l’Europe fait face actuellement à des difficultés majeures mais sa raison d’être (la paix via l’interdépendance) est toujours pertinente.

 

« Elections européennes : les pêcheurs écossais ont une certaine rancune envers les députés européens », Times, 28 mai 2009

L’article rend compte du désarroi et de la rancune des pêcheurs écossais envers la politique commune de la pêche, ce qui explique le succès relatif de l’UKIP dans certaines régions. Une des régions au taux de chômage le plus bas a pourtant une forte désillusion envers la politique. Un sentiment anti-européen tend à se développer mais il semble que la plus grande forme de protestation sera l’abstentionnisme électoral.

 

« Des musiciens demandent au BNP d’arrêter de vendre leur musique », Guardian, 28 mai 2009

Des groupes tels que Blur et Pink Floyd ont lancé une campagne pour demander au British National Party d’arrêter de vendre leur musique pour récolter des fonds pour leur campagne électorale. Le BNP vend en effet des compilations et des morceaux en ligne pour financer sa campagne et les musiciens n’ont actuellement aucun moyen pour éviter ce phénomène.

 

« Anti-immigrés et europhobes : les partis d’extrême droite soulèvent une vague populiste », Guardian, 27 mai 2009

Le journaliste fait un panorama des partis d’extrême-droite dans l’Union européenne (en particulier aux Pays-Bas, Autriche et Hongrie). Il note également que si l’extrême-droite progresse, la gauche radicale rencontre aussi un succès important, surtout en France et en Allemagne. Enfin, l’abstention sera probablement élevée lors de ces élections européennes, ce qui aura tendance à renforcer les partis eurosceptiques et extrémistes. L’abstentionnisme lors des élections ne fait que croître alors que les pouvoirs du PE ne cessent d’être renforcés. Le PE a décidé cette année d’investir dans une campagne afin d’inciter les citoyens à se rendre aux urnes. Enfin, le journaliste note que cette vague d’euroscepticisme ne devrait pas perturber le fonctionnement de l’assemblée, au contraire du possible départ des Conservateurs britanniques du PPE-DE.

 

« Des politiciens tchèques bombardés d’œufs lors d’une manifestation européenne à Prague », Telegraph, 27 mai 2009

Le chef de l’opposition, J. Paroubek, a reçu des œufs en pleine figure lors d’une réunion pré-électorale à Prague. C’est la seconde fois que cela se produit en deux semaines. Un groupe facebook sur la guerre des œufs envers Paroubek a été créé et a déjà 42 000 membres.

 

« L’Irlande décidée à dire oui à l’Europe : le changement est dans l’air », Guardian, 27 mai 2009

Alors que dans de nombreux pays européens, les partis eurosceptiques semblent remporter un certain succès, l’Irlande se montre particulièrement europhile. Les sondages montrent que les partis europhiles vont remporter une large victoire et que les Irlandais voteraient en faveur du traité de Lisbonne s’il était resoumis à référendum.

 

« Quatre dirigeants à la recherche du succès lors des élections européennes », Guardian, 27 mai 2009

De France à l’Autriche, les partis extrémistes espèrent remporter des voix lors des élections européennes. L’article analyse en particulier le cas de quatre chefs de partis : Olivier Besancenot, Oskar Lafontaine, Geert Wilders et Heinz-Christian.

 

« Dati entre dans les sondages européens avec glamour », Guardian, 27 mai 2009

R. Dati, Ministre française de la justice, se sert des élections européennes et permet de faire diminuer l’abstentionnisme lors des élections européennes. Sarkozy a transformé les élections européennes en référendum sur sa propre personne et il s’est fortement engagé dans la campagne alors que son taux de popularité est bas. L’UMP a mis l’accent sur l’action de « Super Sarko » lors de la présidence française de l’UE mais il faut constater, selon le journaliste, que le débat porte davantage sur des questions nationales que sur des thématiques européennes, à l’exception de la question de l’adhésion de la Turquie.

 

« Les europarlementaires s’en occupent », Guardian, 27 mai 2009

Le journaliste estime que s’il est normal que les électeurs veulent voter conservateurs pour exprimer leur mécontentement sur le scandale des dépenses des parlementaires, la lecture d’un rapport spinwatch sur les activités des députés européens risque de les faire changer d’avis. Ce rapport met en effet en évidence les liens entre 5 députés conservateurs et des grandes entreprises. L’article souligne également que le PE est l’institution la moins réglementée sur les activités des parlementaires et les liens qu’ils entretiennent avec les lobbies.

 

« Le vrai scandale sur les dépenses parlementaires est à Bruxelles », Guardian, 27 mai 2009

Selon le journaliste, la démocratie britannique a été ébranlée suite au scandale des dépenses de ses parlementaires. Mais il estime que si Westminster peut paraître « pourri », il faut également aller jeter un coup d’œil sur les activités au PE, où les députés bénéficient d’avantages considérables. Le système des remboursements est très peu rigide et contrôlé, ce qui permet des abus considérables. Le journaliste renvoie au classement établi par Open Europe. Il estime qu’une réforme est nécessaire tant au niveau national qu’au PE, afin d’assurer la transparence totale des dépenses et recettes des députés.

 

« Le socialisme européen : un défi dans le désarroi », Guardian, 26 mai 2009

La journaliste estime que les socialistes européens sont divisés et que les désaccords en leur sein ont trois implications. Tout d’abord, ils sont incapables de proposer unanimement un candidat pour le poste de président de la Commission européenne. Ensuite, il est probable que Barroso reçoive le soutien de certains socialistes, alors qu’il s’agit, selon elle, du président le plus faible que la Commission ait connu, un homme vain qui manque de courage. Enfin, il semble que les socialistes dans de nombreux Etats européens se trouvent entre le désespoir, la désintégration et le dysfonctionnement.

 

« Des sondages travaillistes anxieux pour les sièges écossais », Times, 25 mai 2009

Les stratèges du Labour craignent que le parti perde un de ses deux sièges écossais au PE lors des élections. L’Ecosse perd un siège après les élections de juin, passant de 7 à 6 sièges. Les sondages montrent que le SNP devrait en remporter 2, le Labour et les conservateurs chacun 1. Enfin, la participation devrait être plus basse en Ecosse qu’ailleurs, principalement parce que les partis anti-UE tels que UKIP ou BNP n’ont pas le même succès et qu’il n’y a pas d’autres élections le même jour.

 

« Elections européennes : les députés travaillistes publieront leurs indemnités parlementaires », Telegraph, 25 mai 2009

A partir de la nouvelle législature, les députés européens travaillistes publieront leurs indemnités, frais de voyage et indemnités journalières, tout comme l’ont annoncé précédemment les conservateurs et Lib-dem. L’UKIP a également promis davantage de transparence et de traçabilité dans les recettes de ses élus.

 

« Les socialistes français battus en Europe », Guardian, 24 mai 2009

Les sondages montrent qu’une proportion croissante des électeurs français s’abstiendra lors des élections européennes. Par ailleurs, l’électorat socialiste aurait tendance à se tourner vers les partis de la gauche radicale, les verts ou encore le Modem de F. Bayrou. Les socialistes, crédités de seulement 21% des intentions de vote, semblent axer leur campagne sur une critique anti-Sarkozy en négligeant les questions européennes. Enfin, l’article estime que Bayrou, et donc le Modem, apparaît comme le seul parti d’opposition crédible face au « sarkozyism ».

 

« Le visage féminin du mouvement d’extrême-droite hongrois Jobbik vise un siège au PE », Telegraph, 24 mai 2009

L’article présente la candidate du mouvement d’extrême-droite Jobbik, le Dr Morvai, qui espère obtenir un siège au PE.  Son parcours est analysé ainsi que ses tendances raciste et anti-Rom. Le journaliste explique ensuite le succès probable de l’extrême-droite en Europe, qui devrait obtenir plus de 25 sièges au PE et être donc capable de former un groupe.

 

« Le Leader du Ukip, Nigel Farage, se vante de ses £ 2 millions récoltés en dépenses », Guardian, 24 mai 2009

Lors d’une conférence de presse, le leader du parti UKIP s’est vanté d’avoir obtenu £2 millions en étant député européen, incorporant dans ce montant son salaire et ses indemnités.  Il a par ailleurs déclaré utiliser cet argent pour répandre son message eurosceptique. L’article revient sur le succès du parti lors des élections européennes de 2004 et sur les problèmes rencontrés ensuite par UKIP (départs, exclusions, problèmes de fraude).

 

« La croissance du BNP est une fantaisie créée par les anti-démocrates », Guardian, 24 mai 2009

Selon le journaliste, la cause réelle de notre anxiété n’est pas la montée de l’extrême-droite mais l’émergence d’un pouvoir populaire. Il estime que la  période actuelle est assez sombre, avec la montée du chômage, la disgrâce rencontrée par le Parlement suite au scandale des dépenses parlementaires et la combinaison des crises économique et politique mènent de nombreux commentateurs à prédire un succès sans précédent pour le BNP lors des élections européennes. Pourtant, il pense qu’il y a peu de preuves qui conduiraient à penser que le parti profite de l’indignation populaire.

 

« L’Europe serait meilleure sans une Grande-Bretagne méprisante et indifférente », Guardian, 24 mai 2009

Selon le journaliste, la campagne pour les élections européennes est encore plus décevante que les années précédentes. Non seulement elle est presqu’invisible (absence de pancarte, autocollant, etc), mais en plus, les programmes des partis manquent de passion. Et même si, selon lui, le PE ne peut pas rivaliser avec une assemblée nationale, il n’en demeure pas moins une institution importante et les partis devraient faire plus d’efforts lors des élections européennes. Enfin, si les sondages prédisent que les partis eurosceptiques récolteront 50% des voix, le journaliste souligne que cela risque d’entrainer le retrait du Royaume-Uni de l’UE. Si, en tant que pro-européen, tel n’est pas le souhait du journaliste, il se demande si cela ne serait pas une bonne chose pour l’UE.

 

« Un sondage montre qu’un quart des électeurs s’apprêtent à rejeter les principaux partis lors des élections européennes », Guardian, 22 mai 2009.

Le sondage Guardian / ICM révèle que 27% des électeurs voteront en faveur d’un parti minoritaire. Les verts devraient obtenir 9% des voix, UKIP 10% et le BNP seulement 1%, soit beaucoup moins que ce que ce parti espère. Les Libéraux-démocrates devraient récolter 18% des votes et les Conservateurs 30%. Enfin, le Labour obtiendrait 24% des voix, ce qui serait un soulagement pour le parti. Enfin, 63% des sondés estiment que leur vote est motivé principalement par des questions de politique nationale, contre 22% qui déclarent que leur préoccupation première est l’Europe.

 

« Les Conservateurs peuvent battre le BNP », Guardian, 22 mai 2009

Le BNP est, selon le journaliste, un parti d’extrême-gauche et les Conservateurs sont les mieux placés pour battre son style néo-nazi. Il estime en effet que le BNP est un parti totalitaire enraciné dans l’idéologie nationale-socialiste : le fondateur du parti s’inspire de Mein Kampf et son leader actuel nie l’Holocauste. Et le parti entretient des liens avec d’autres mouvements du même type en Europe. Enfin, le journaliste estime qu’il revient aux Conservateurs d’exposer la vraie nature du BNP aux électeurs et de montrer que ce parti est en fait de gauche radicale raciste et protectionniste.

 

« 18 députés fantômes ne travailleront pas pour 2 ans », Telegraph, 22 mai 2009

Dix-huit députés seront élus à plein salaire le mois prochain, sans toutefois être en mesure de commencer à travailler pendant deux ans en raison du rejet du traité de Lisbonne par l’Irlande. Au milieu de la confusion sur quand et comment ils vont prendre leurs sièges, le Parlement européen a décidé de donner aux députés le statut d’ «observateurs». Richard Corbett, député européen a défendu le régime des "observateurs". «C'est simple et il n'est pas nécessaire de faire des histoires», dit-il. «Ils peuvent faire tout le travail d'un député européen, sauf en prenant part au vote. C'est une manière de faire une transition en douceur et a été fait auparavant." Un instrument juridique devra être ratifié dans chaque parlement national. Cela risque de conforter les Conservateurs dans leur demande d’un référendum sur le traité.

 

« Le leader du BNP, Griffin, se rendra au garden party royal », Times, 21 mai 2009

Bien que M. Griffin n'ait pas été invité directement, il a déclaré qu'il accompagnera Richard Barnbrook, à l'événement en Juillet. M. Griffin, qui a été reconnu coupable en 1998 pour la distribution de matériel de nature à inciter à la haine raciale, a déclaré au Times qu'il allait chez la Reine « pour lui montrer que je suis un être humain, et je n'ai pas de cornes ». Claude Moraes, député travailliste de Londres, a déclaré que l'événement avait été "cyniquement détourné et manipulé par le BNP".

 

« Un Comte espère devenir député UkiP après le scandale de la Chambre des Communes », Times, 21 mai 2009

Le Comte de Dartmouth, riche célibataire en vue, est candidat sur les listes UkiP. Le journaliste interviewe quelques électeurs du UkiP ainsi que des candidats.

 

« Les syndicats peuvent durcir le ton avec les européennes », Guardian, 21 mai 2009

Face à des grèves sauvages accrues, le parti travailliste pourrait essayer de regagner le vote de la classe ouvrière de base à l’approche des élections européennes. Les syndicats pourraient en effet faire progresser la question de l’emploi en faisant pression sur les partis, en particulier sur la question délicate du détachement des travailleurs.

 

« Comment votre vote peut façonner l’Europe », Guardian, 21 mai 2009

Commentaire : un journaliste a analysé l’ensemble des programmes politiques des groupes au PE, ce qui l’a convaincu de deux choses : d’une part, de l’importance de voter aux élections européennes et d’autre part, de la nécessité de voter à gauche ou pour les Verts. Il fait alors le panorama subjectif des différents groupes et de leurs positions.

 

«  Les conservateurs : dérive continentale », Guardian, 20 mai 2009

Editorial : Le journaliste rappelle l’importance des élections européennes. Le PE est souvent perçu comme un forum de discussion alors qu’il dispose de pouvoirs significatifs dans de nombreux domaines. Le journaliste revient sur la décision de Cameron de sortir les conservateurs du PPE, estimant que cela l’amènerait à cotoyer des partis plus marginaux et moins respectables.  Il risque par ailleurs de défaire son propre travail de réforme de son parti.

 

« Le député travailliste David Martin met en garde contre l’apathie électorale massive aux élections européennes », Times, 19 mai 2009

Le député fait part de ses craintes qu’en Ecosse, les citoyens décident de protester en n’allant pas voter et donc que le taux de participation soit encore plus faible qu’auparavant.

 

« Elections européennes : une vague de votes de protestation attendue », Guardian, 19 mai 2009

Les partis extrémistes ont beaucoup à gagner lors de ces élections européennes, avec un contexte de crise économique et d’apathie électorale. La crédibilité et la légitimité de l’UE risquent, selon le journaliste, de souffrir de ces votes pour les partis extrémistes et populistes. Au Royaume-Uni, au Portugal, Danemark et en Roumanie, les partis marginaux risquent de gagner des sièges en raison de la colère des citoyens par rapport à la crise économique, à la montée du chômage et à la corruption perçue des élites politiques. L’abstention n’a cessé de croitre depuis 1979 alors qu’en parallèle, les pouvoirs du PE ont fortement augmenté. L’article explique les attentes dans les principaux Etats-membres, certains plus à gauche et d’autres plus à droite. Enfin, il explique que le principal changement possible au sein du PE vient de la décision du parti conservateur de sortir du PPE.

 

« Bruxelles réforme le système des dépenses des députés pour arrêter les profiteurs », Times, 18 mai 2009

L’article explique que le système des dépenses des députés est en passe d’être réformer après un rapport détaillé sur les abus du système en place. Par ailleurs, tous les députés auront le même salaire plutôt que d’être payés par leur gouvernement national. Cela entraine une augmentation de salaire pour les europarlementaires britanniques mais surtout pour les Bulgares.

 

« La colère sur la question des dépenses des parlementaires pourrait pousser les électeurs dans les bras du BNP ou du UKIP », Times, 18 mai 2009

L’article explique la désillusion des citoyens envers les citoyens à travers divers exemples. Les candidats tentent de faire ce qu’ils peuvent pour convaincre les gens de voter pour eux mais il y a de fortes chances que les grands gagnants soient le BNP et l’UKIP. L’article termine par des questions/réponses de base sur les élections européennes.

 

« David Cameron appelle à la dissolution du parlement », Guardian, 18 mai 2009

En rapport avec le scandale des dépenses des députés britanniques, Cameron a également fait allusion à la promesse des candidats conservateurs aux élections européennes d’être plus transparents une fois élus à Bruxelles. Cameron estime en effet qu’au PE comme à Westminster, la transparence est essentielle. Il a par ailleurs critiqué l’UE, la jugeant trop centralisée, produisant trop de régulations et il a rappelé que son parti est en faveur d’un référendum sur le traité de Lisbonne. Enfin, il a proposé de mettre fin aux voyages du PE à Strasbourg.

 

 « Une ‘tempête parfaite’ pour que le BNP engrange des voix aux élections européennes ? », Telegraph, 17 mai 2009

Griffin, le président du BNP, estime qu’il s’agit actuellement d’une "tempête parfaite" : les effets combinés de la crise du crédit, le manque de contrôle sur l'immigration et, surtout, la perception que tous les principaux partis sont corrompus - grâce aux députés le scandale des dépenses – permettra selon lui un grand virage pour le BNP. Le journaliste estime que le propre du BNP est d’être un amalgame d’extrême droite et gauche : ce parti rejette l’appartenance à l’UE, promeut l’expulsion des immigrés mais propose aussi des politiques sociales. Si le BNP obtient des sièges au PE, son but sera principalement de s’opposer à l’entrée de la Turquie dans l’UE. L’article se termine par un historique du parti et de son leader.

 

 « Cameron ne peut pas fuir l’Europe plus longtemps », Guardian, 17 mai 2009

Après les élections européennes, les conservateurs veulent quitter le groupe PPE-DE au Parlement européen, principalement en raison de désaccords sur la ligne fédéraliste du groupe. Selon le journaliste, cela va exclure les conservateurs de la prise de décision européenne tant au PE qu’au Conseil et cela révèle que Cameron n’est pas capable de décider d’une position sur l’Europe. Les trois camps britanniques sont généralement la sortie de l’UE (UKiP), un approfondissement de la coopération (Libéraux-Démocrates) et la coopération sans davantage d’intégration (Major, Blair et Brown). Cette indécision de Cameron risque de mener à une crise.

 

« Les députés italiens : parmi les mieux payés pour ne rien faire », Times, 16 mai 2009.

Une recherche publiée la veille montre que les députés européens les mieux payés, à savoir les Italiens, ont les taux d’absence au PE les plus élevés. Les Autrichiens sont les plus présents et sont aussi très bien payés. La présence au sein de l’assemblée est encouragée via une indemnité journalière. L’article analyse aussi le comportement de vote des députés travaillistes et conservateurs.

 

« Lancement de la campagne travailliste : tout est propre à l'exception des politiciens », Times, 15 mai 2009

Il s’agit d’un commentaire d’Ann Treneman concernant le lancement de la campagne électorale des travaillistes.

 

« L’alliance envisagée par Cameron contient d’étranges compagnons », Times, 15 mai 2009

David Cameron chercherait à s’allier à des partis homophobes voire nazis des nouveaux Etats membres. Le comportement excentrique de certains de ces nouveaux alliés a déclenché des critiques envers la proposition de Cameron de former un nouveau groupe au PE.  Les conservateurs britanniques espèrent en effet former un nouveau groupe comportant entre 55 et 65 députés et selon the Times, il y aurait des élus de la liste Dedecker belge, ainsi que de l’ODS tchèque et d’un minuscule parti bulgare. Ce groupe défendrait une Europe moderne, flexible et ouverte.

 

« Le BNP pourrait être au cœur d’un groupe d’extrême-droite dans l'Union européenne », Telegraph, 15 mai 2005

Le journaliste estime le leader du British National Party est en passe de devenir un personnage clé dans la création d'un nouveau groupe d'extrême-droite au Parlement européen. De plus, selon Searchlight, un magazine anti-fasciste, l’extrême-droite pourrait passer le seuil nécessaire pour former un groupe du Parlement européen, leur donnant ainsi droit au financement public à hauteur de 1 million de livres par an. Le taux d'abstention élevé aux élections ainsi que le dégoût des citoyens après les scandales sur les dépenses des parlementaires, pourraient conduire à l'élection d'au moins quatre députés BNP. D'autres groupes extrémistes en Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Italie et Slovaquie espèrent également remporter des voix aux élections. Enfin, l’article explique les différents liens entretenus entre les partis d’extrême droite en Europe.

 

« Les postiers refusent de livrer les dépliants BNP », Times, 15 mai 2009

De nombreux postiers refusent de livrer les dépliants du BNP, parti d’extrême-droite. Il existe en effet une clause permettant aux postiers de ne pas avoir à livrer du matériel contraire à leurs croyances personnelles. Toutefois, le parti d’extrême-droite BNP a un contrat avec la Royal Mail pour l’envoie de 29 millions de dépliants. La Royal Mail quant à elle tente d’être flexible et sensible aux croyances de son personnel tout en respectant les obligations légales découlant du « Representation of the People Act » qui obligent de fournir le matériel électoral.

 

« Une cure verte pour le malaise politique en Grande-Bretagne », Guardian, 15 mai 2009

Une candidate du Parti Vert, Caroline Lucas, explique pourquoi les électeurs devraient voter pour son parti. Elle souligne l’importance du PE, la pertinence du manifeste du parti vert européen, la capacité des Verts à proposer des solutions progressistes aux défis actuels. Enfin, elle estime que c’est le seul parti capable de redonner une dynamique au processus démocratique et de combattre l’apathie et le cynisme.

 

« UKIP, et non le BNP, semble bénéficier de l'humeur anti-politique des élections européennes », Guardian, 15 mai 2009

Le sondage YouGov pour le Sun prédit 15% pour UKiP et seulement 3% pour le BNP. Un sondage Times / Populus de cette semaine donne au UKIP 6% des voix et 2% pour le BNP. L’article rappelle également le refus des employés de la Royal Mail de livrer les dépliants du BNP.

 

« Méfiez-vous du succès du BNP aux élections européennes », Guardian, 14 mai 2009

Le British National Party (BNP) est le plus petit du Royaume-Uni mais suite à son succès à l'Assemblée de Londres l'année dernière, le parti espère gagner des sièges au Parlement européen en Juin. Cette année, les élections européennes pourrait être un tournant pour ce parti. Le BNP est passé par une sorte de réinvention ces dernières années. Malgré les différends internes et le factionnalisme, ce parti a de plus en plus de supporters. Au cœur de l'essor du BNP, on peut trouver différents facteurs : un sentiment anti-establishment, les craintes  liée à la mondialisation et enfin, l'euro-scepticisme. Toutefois, malgré ses réformes internes, le message du BNP reste marqué par une intolérance raciale et des propos anti-immigration forts.

 

« Un Gouvernement conservateur trahirait l'avenir de la Grande-Bretagne, a déclaré Brown lors du lancement de la campagne électorale », Guardian, 14 mai 2009.

Brown a déclaré lors du lancement de la campagne que le choix électoral était clair, entre d’une part, un plan pour lutter contre la récession en aidant les familles et d’autre part, le projet conservateur d’aider les plus riches et de diminuer les services publics au plus mauvais moment.

 

« Bulgares et Roumains : insuffisamment intelligents pour prendre des décisions dans l’UE », Telegraph, 14 mai 2009

Le député danois Mogens Camre a déclaré que les Bulgares et les Roumains ne sont pas assez intelligents pour jouer pleinement leur rôle dans la prise de décision à l’échelle de l'Union européenne. Il a provoqué l'indignation en affirmant la supériorité des pays nordiques sur les pays des Balkans. «Quand je regarde les règles de vote, je vois que des pays comme la Roumanie et la Bulgarie ont beaucoup plus de voix que le Danemark et la Suède et la Finlande, et je pense - honnêtement parlant - que nous sommes plus intelligents qu'ils ne le sont", a déclaré M. Camre. Renate Weber, députée roumaine,  a dénoncé les propos du député danois, les trouvant «puérils».

 

« David Cameron prévient Lord Tebbit de ne plus appeler à boycotter», Times, 13 mai 2009

L'ex-président du parti conservateur a appelé au boycott des grands partis pour que les électeurs  manifestent leur colère suite au scandale des dépenses des parlementaires.  Lord Tebbit a dit que son appel en faveur d'un boycott des grands partis ne s'applique que pour les élections au Parlement européen. La BBC a déclaré que Lord Tebbit a précisé avant son interview qu'il déconseillait néanmoins les gens de voter en faveur du British National Party.

 

« Les partis minoritaires cherchent à exploiter le scandale des dépenses lors des élections européennes », Times, 13 mai 2009

Les partis marginaux s’attendent à récolter de nombreuses voix suite aux scandales des dépenses des parlementaires. Certains ont imprimé des affiches représentant des hommes politiques comme des porcs dans le caniveau. Le porte-parole du parti vert estime que les Verts ont été "le seul parti qui présente une vision positive". La question des dépenses a été le thème principal du British National Party lors du lancement de la campagne de cette semaine. Nick Griffin, chef du parti, a déclaré que le scandale a été un énorme avantage pour le BNP qui pourrait espérer avoir son premier siège au Parlement européen. Le UK Independence Party, quant à lui, estime que les dégâts sont suffisants sans devoir faire campagne sur la question mais ce parti est fragilisé sur cette thématique en raison de scandales similaires récents en son sein.

 

« Élections européennes: le sondage du Times donne un coup de pouce aux partis marginaux », Times, 13 mai 2009

Selon un nouveau sondage Populus pour le Times, il y aurait une vague de soutien pour les petits partis marginaux lors des élections européennes. Les conservateurs récoltent 34% des intentions de vote, contre 25% pour le Labour et 20% pour les Libéraux-Démocrates. UKIP devrait avoir 6% et les Verts 5%. Mais vu les marges d’erreur, ces chiffres doivent être traités avec prudence. De plus, ce sondage indique que parmi les électeurs 58 % estiment que la Grande-Bretagne a donné à l'UE trop de pouvoir et 82% déclarent que la Grande-Bretagne devrait organiser un référendum sur la question.

 

« Le revers de l’ "identité commune" européenne », Guardian, 12 mai 2009

Commentaire : l’auteur estime que la priorité de l'UE est le bon fonctionnement des marchés, et par conséquent, les travailleurs en paient le prix. Cette tentative de construire une identité européenne commune en mettant davantage l'accent sur le bon fonctionnement des marchés que, par exemple, sur la coopération culturelle fait en sorte que les gouvernements sont légalement contraints d'offrir un minimum de protection aux travailleurs.

 

« L’acte de mutinerie de Lord Tebbit », Guardian, 12 mai 2009

Lord Tebbit a appelé les électeurs à voter pour des partis eurosceptiques, contre son propre parti (les conservateurs). Ses motifs sont clairs : forcer son parti à être plus à droite, en particulier sur les questions de l'immigration et de l'Europe, afin de ne pas être débordés par l'UKIP et le BNP à la prochaine élection générale.

 

« David Cameron met Tebbit en garde, il pourrait être expulsé pour son appel au boycott des conservateurs », Guardian, 12 mai 2009

L’ancien président du parti conservateur, Lord Tebbit, a appelé les électeurs à boycotter les trois principaux partis pour protester contre le mauvais comportement des députés à Westminster sur leurs dépenses. Cameron l’a averti publiquement qu’il risquait de se faire exclure du parti. Nigel Farage, le chef de l'UKIP, s'est félicité de l'intervention de Tebbit.

 

« Les Alliés de l'UE mettent en garde David Cameron contre un pacte de droite », Guardian, 11 mai 2009

David Cameron a été l’objet de vives critiques des ses alliés de centre-droit en Europe concernant sa décision de quitter le PPE pour former un nouveau groupe eurosceptique. Selon M. Poettering, il rompt son engagement de rester jusqu’en 2009. Poettering a également critiqué la position des conservateurs sur le traité de Lisbonne. Cameron estime quant à lui que les conservateurs ont une vision positive de l'Europe, et qu’ils appuient fermement l'élargissement de l'UE à de nouveaux membres, mais le traité de Lisbonne est mauvais et augmente la concentration de pouvoirs à Bruxelles. Nombreux sont ceux qui estiment que les conservateurs se tirent eux-mêmes une balle dans le pied et risquent de perdre beaucoup en quittant le PPE.

 

« Nous devons prendre au sérieux les élections européennes », Guardian, 11 mai 2009

Selon le journaliste, tout le monde s’accorde sur l’existence d’un déficit démocratique et sur le fait que les élections européennes sont la seule façon de résoudre ce déficit. Ces élections offrent en effet l’occasion de donner un avis sur l’institution et à ce titre, il s’agit de les prendre au sérieux. Le PE n’est peut-être pas une institution sexy mais a son mot à dire dans de nombreux domaines et est la seule instance qui puisse contrôler activement les gouvernements européens.

 

« Les principaux partis s'unissent pour lutter contre la menace « BNP » aux élections européennes », Guardian, 11 mai 2009

Les trois principaux partis politiques se réuniront demain à Westminster pour essayer de convenir de règles communes sur la manière de lutter contre le British National Party aux élections européennes le 4 Juin. L'idée est d'imposer une politique de refus de partager une plate-forme avec le BNP. En privé, les députés de tous les partis reconnaissent qu'ils sont susceptibles d'être victimes d'un vote anti-politique lors des élections européennes. Un sondage YouGov pour le Sunday Times de ce week-end, estime que UKIP récolterait 7% et le BNP 4% des voix.

 

« Les Britanniques invités à essayer l’UE pub-quizz », Telegraph, 09 mai 2009

Le bureau du Parlement européen à Londres a conçu un questionnaire afin de célébrer la Journée de l'Europe. Il a également produit un livre pour encourager les enfants à célébrer la commémoration de  la déclaration Schuman du 9 Mai 1950, qui a conduit à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier.

 

« Agenda mondial: mais qui est exactement le Parlement européen? », Times, 08 mai 2009

Trente ans après sa première élection directe, le PE ne parvient pas à susciter des sentiments positifs à son égard. Pourtant une vaste et chère campagne à l’échelle de l’UE est menée pour les élections. Mais toute cette auto-promotion ne peut pas masquer le fait que les électeurs ne connaissent que très peu sur le Parlement, voire sont agacés par les députés vivant sur les deniers publics. C’est une chambre sans véritables débats qui sert de retraite dorée à des politiciens vaincus sur les scènes nationales. Cette image négative du PE est renforcée par ses pèlerinages mensuels de Bruxelles à Strasbourg, qui coûtent environ 250 millions d’euros par an et qui, en dépit d’une pétition d’un million de personnes, continueront de se poursuivre en raison de la position de Nicolas Sarkozy.

 

« Les Verts n'ont pas à tenir le BNP », Guardian, 07 mai 2009

Une bonne analyse des résultats est que c’est le UKIP, et non pas les Verts, qui priverait le BNP de mandat européen. En 2004, il était prévu que l'UKIP se passer de zéro à trois sièges. Au lieu de cela, ils sont passés de 3 à 12 sièges.

 

« Eric Pickles prédit de gros gains Tory aux élections en Juin », Guardian, 06 mai 2009

Eric Pickles, président du parti conservateur, a prédit que son parti remporterait plus de 40% des voix lors des élections aux conseils de comté tout en soulignant qu'il serait difficile pour les conservateurs de pousser au-delà de 36% des voix lors les élections européennes le même jour, en raison du système électoral. Pickles dit maintenir un œil sur le British National Party et invite ses collègues à ne pas parler de ce parti.

 

« Les travaillistes risquent de perdre les conseils de comtés lors des élections locales », Times, 06 mai 2009

Les sondages annoncent une défaite pour les travaillistes lors des élections locales. Et les élections européennes étant organisées le même jour, les travaillistes ne pourraient récolter que 20% des voix.

 

« Les Conservateurs ont défriché le terrain pour une victoire du BNP, explique Denis MacShane », Telegraph, 05 mai 2009

Un ancien ministre du Travail a accusé les conservateurs de préparer le terrain pour une poussée du BNP lors des élections européennes. Les deux partis ont admis être préoccupés par le fait que l'extrême droite pourrait faire une percée majeure. C’était le cas des verts en 1989, puis du UKIP en 2004 et donc, peut-être qu’en 2009, ce sera le BNP. Les conservateurs auraient joué un rôle dans cette percée d’une part à travers leurs attaques constantes contre l’Europe et d’autre part par leur promesse de former une nouvelle alliance des députés européens. L'extrême droite pourrait, dans le cadre du système proportionnel complexe, gagner au moins trois sièges. Ils pourraient gagner plus de 10 pour cent du vote, selon certains commentateurs.

 

« La décision de Cameron de quitter l'UE est «dingue», dit un député conservateur », Guardian, 5 mai 2009

David Cameron a été accusé aujourd'hui de dingue après sa décision de se retirer du principal groupe de centre-droit au Parlement européen, le PPE-DE. La lutte pour trouver des partenaires crédibles a conduit Cameron à retarder la formation d'un nouveau groupe après l’élection. Le député conservateur Clarke a dit pendant le week-end qu'il avait été assuré par la direction que les conservateurs n'auraient pas à s'asseoir avec les "néo-fascistes ou quoi que ce soit de ce genre».

 

 

« Elections locales et européennes 2009 : comment les conservateurs et Barack Obama construisent la politiques 2.0 », Telegraph, 04 juin 2009
La campagne online du président américain a fortement influencé les élections locales et européennes de 2009. Selon le journaliste, ce type de campagne sur internet, utilisant les blogs et réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, pourrait être la panacée contre l’apathie des électeurs anglais. Enfin, l’on dépasserait la réticence traditionnelle des Anglais à déclarer leurs intentions de vote.
 
« UKIP menace d’exiger de refaire les élections européennes », Guardian, 4 juin 2009
Le parti eurosceptique estime qu’il a perdu des voix parce que son nom apparaît en tout dernier sur le bulletin de vote. Les partis sont en effet classés par ordre alphabétique, UKIP n’apparaissant qu’à la fin, voire sur la seconde page. Selon son leader, cela ne permet pas des élections justes et équitables.
 
« Un guide pour les élections européennes », Guardian, 4 juin 2009
Le journaliste rappelle l’importance démocratique du vote et explique le fonctionnement des élections européennes et de la représentation proportionnelle. Il souligne les enjeux de ces élections, le grand nombre de partis et de candidats qui se présentent.
 
« Un ‘non’ dramatique de la Grande-Bretagne lors des élections européennes pourrait faire dérailler le traité de Lisbonne », Times, 4 juin 2009
Selon le journaliste, ces élections européennes permettent aux citoyens de s’exprimer sur leurs politiciens mais pas sur le PE. Sondage après sondage, les électeurs ne savent toujours pas nommer leur député européen et la politique européenne reste vraiment secondaire. Un élément intéressant des sondages est toutefois de révéler la force des partis de centre-droit, sans qu’il n’y ait un facteur explicatif unique. Au Royaume-Uni, cela s’explique par exemple par un rejet du Labour et non pas une nouvelle conviction dans la droite. Par ailleurs, le journaliste note que si l’intérêt des électeurs se situe plus au niveau local qu’européen, le PE aura davantage de pouvoirs après le traité de Lisbonne.
 
« Votez Vert et montrez vos vraies couleurs à l’élection demain », Guardian, 3 juin 2009
L’article-commentaire plaide en faveur d’un vote pour les Verts en soulignant qu’il s’agit d’un vote utile étant donné le mode de scrutin (proportionnel).
 
« Alex Salmond préssent une victoire européenne comme le Labour craint l’abstentionnisme », Guardian, 3 juin 2009.
De nombreux électeurs écossais, votant traditionnellement pour le Labour, semblent vouloir s’abstenir en signe de protestation contre le scandale des notes de frais du Labour. Le soutien pour les Verts et le Lib-Dem semble avoir augmenté au cours de ce dernier mois et ni le UKIP ni le BNP n’enregistre de gains en Ecosse, contrairement au reste du Royaume-Uni. Le vainqueur devrait être le SNP.
 
« Des listes longues des partis sur les bulletins de vote peut induire une certaine confusion chez les électeurs », Times, 3 juin 2009
La longue liste des partis sur les bulletins pour les élections européennes peut conduire les électeurs à cocher la mauvaise case ou à rendre leur bulletin nul. En effet, plus de 400 partis se sont enregistrés auprès de la commission électorale, certains avec des noms similaires. 
 
« Le choix pour l’Europe », Times, 3 juin 2009
L’article souligne l’absence presque compète de débats sérieux sur les affaires européennes. Le but premier de l’UE, à savoir la paix et la coopération européenne, a été réalisé avec succès et l’UE peine à trouver un rôle. Mais un tel débat existentiel sur l’UE est absent, à l’exception du UKIP. Selon le journaliste, par élimination, les Conservateurs sont les seuls à proposer une position tenable sur les questions européennes.