UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES, UNIVERSITE D'EUROPE
CEVIPOL - Centre d'étude de la vie politique

Dossiers

Elections Européennes 2009

Espagne

Responsable : Julien DANERO IGLESIAS

Journaux suivis : ABC, El Pais

 

 

« PSOE et PP en reviennent à leurs proches », El Pais, 6 juin 2009

Attendu la faible participation pour les élections de demain, les deux partis espagnols principaux se rapprochent de leurs électeurs les plus fidèles. La dernière journée de campagne a été radicale et les socialistes ont appelé à un vote de la « crainte » contre la « droite la plus à droite » d’Europe.

 

« Voter Europe », El Pais, 6 juin 2009

Selon cet éditorial, le pire s’est produit pendant cette campagne pour les européennes : les partis politiques ont ignoré que le sujet de ces élections était l’avenir de l’Europe et non un enjeu national, préparant en plus une lecture interne des résultats du 7 juin. Une énorme abstention des électeurs est attendue, mais le vote « est un devoir civique et un droit auquel il ne faut pas renoncer », malgré les tentations de punir la classe politique.

 

« Duran demande un vote de punition contre le leader socialiste », ABC, 6 juin 2009

Le leader du parti Union, Josep Duran Lleida, qui s’est montré très dur pendant la campagne envers le PSOE a demandé hier un vote de punition contre Zapatero, qui ne bénéficie plus de la confiance des Catalans et dont la crédibilité est minime.

 

« Zapatero estime qu’un échec du PSOE aux européennes serait de sa « responsabilité » », ABC, 6 juin 2009

Lors d’un déjeuner de RTVE, Zapatero a affirmé qu’en tant que président du Gouvernement, sa responsabilité était en jeu lors d’une élection, qu’en tant que secrétaire général du PSOE, « il est clair que je suis en jeu ». Lors du dernier meeting de campagne, le ton des socialistes a été plus grave, appelant les électeurs à s’élever contre une droite « triste ».

 

« « Eclat de rire » historique », ABC, 5 juin 2009

Les déclarations de Leire Pajin quant au destin « planétaire » de Zapatero cette semaine ont provoqué la stupéfaction et les rires en Espagne, « malgré le sérieux de la déclaration. »

 

« Fin de campagne », ABC, 5 juin 2009

Selon M. Martin Ferrand, la campagne pour les européennes qui se termine dans la nuit du 5 au 6 juin a été « pauvre en talent et prodigue en injures ». Le PSOE et le PP ont agit « lamentablement » et ont fait passer ces élections européennes pour des « primaires » par rapport aux prochaines législatives.

 

« Votes et arguments », El Pais, 04 juin 2009

La crise économique est le problème majeur des citoyens espagnols, qui sont fatigués d’entendre que celle-ci est globale. Leur désintérêt est grand quant aux propositions de l’Union européenne (76% des Espagnols suivent la campagne sans intérêt ou peu). Le paradoxe est majeur selon Patxo Unzueta dès lors que, depuis Lisbonne, le Parlement européen est un vrai centre de décision. Dans une campagne centrée sur les problèmes domestiques, où la corruption tient le discours central des partis, la participation électorale des citoyens n’a pas été stimulée. Dans ces conditions, doublées à un mal-être social, le champ est laissé libre aux secteurs les plus extrémistes, y compris anti-systèmes.

 

« Un rapport des conseillers de Mayor admet qu’on le voit « très à droite » », El Pais, 04 juin 2009

Antonio Sola, conseiller principal du PP en 2008, est de nouveau protagoniste « dans la sombre cuisine du PP ». Au point de vue de la stratégie du parti, Sola affirme que « les élections européennes ne doivent pas paraître comme une motion de censure ni comme une comparaison Zapatero-Rajoy parce que Zapatero gagnerait encore, son électorat se mobiliserait. Il ne faut pas tomber dans une campagne nationale : c’est ce que veut Zapatero. » La préoccupation clef est la mobilisation de la gauche, il faut que ceux qui ne veulent pas du PP au pouvoir restent à la maison le jour de l’élection.

 

« La diminution du chômage touche le PSOE et le PP », El Pais, 3 juin 2009

Alors que Rajoy avait dénoncé les chiffres élevés du chômage lors du débat sur l’état de la nation, les premiers chiffres positifs de chômage rendus publics à trois jours de la fin de la campagne a provoqué le trouble pour le PP qui a axé son discours sur la mauvaise gestion socialiste de la crise.

 

« Zapatero fait un appel contre « l’indifférence » dans une tentative de vaincre l’abstention de dimanche », El Pais, 3 juin 2009

Il reste trois jours aux socialistes du PSOE pour convaincre une partie de son électorat habituel d’aller voter, alors que celui-ci a déjà été mobilisé il y a un peu plus d’un an à l’occasion des élections générales. Le parti a en tête que cette abstention sera plus « entêtée » dans leurs rangs, ce qui a poussé tous les candidats du parti à demander aux citoyens de voter.

 

« « S’abstenir à ces élections est un suicide pour l’Espagne » », ABC, 3 juin 2009

Dans une rencontre virtuelle avec les lecteurs d’ABC, Jaime Mayor Oreja, tête de liste du PP aux européennes, a repris certains des points de son discours : l’avortement et les abus sexuels, la question basque et la crise.

 

« La Bulgarie vote nationaliste », ABC, 3 juin 2009

L’article revient sur la candidature de Dimitar Stoyanov, « raciste et xénophobe », aux élections européennes en Bulgarie. Déjà eurodéputé, ayant provoqué le scandale, Stoyanov a beaucoup de chances d’accéder à nouveau au parlement, selon les derniers sondages.

 

« L’Irlande s’en retourne à l’Europe », ABC, 3 juin 2009

« Dans la prospérité et l’adversité, comme dans un bon mariage », ainsi commence cet article décrivant comment la crise pourrait pousser le « oui » lors de la répétition prochaine du référendum sur le Traité de Lisbonne, où le « non » l’avait emporté précédemment.

 

« Pajin dit que Zapatero en tant que président de l’UE et Obama aux Etats-Unis marquent un « événement historique » pour la planète », ABC, 3 juin 2009

Lors d’un déjeuner informatif, la secrétaire de l’Organisation du PSOE a déclaré que Zapatero et Obama représentaient deux politiques progressistes et deux leaderships pour une vision du monde et un espoir. La présidence de l’Union européenne de Zapatero, jointe à celle d’Obama aux Etats-Unis marquerait un « événement historique ».

 

« Le second rapt d’Europe », El Pais, 2 juin 2009

Après le premier rapt d’Europe par Zeus, un deuxième rapt a lieu aujourd’hui, le rapt de l’Europe par les Etats « souverains » européens, selon Blanca Vila. Elle pose alors trois questions : que serait l’Espagne sans Europe ? Est-ce que l’Europe n’arrive pas tard dans le monde global ? Pourquoi l’Européen n’avance pas en ce début de siècle ? Selon l’auteur, ce qui manque à l’Europe, c’est de l’ « épique ».

 

« Le parlement européen utilisera Twitter pour informer au sujet des élections européennes », ABC (EFE), 2 juin 2009

Le Parlement européen transmettra via Twitter des détails quant aux élections européennes, dans les 22 langues officielles de l’Union. Cette annonce fait partie d’une campagne très large sur Internet pour tenter d’encourager les citoyens de chaque pays à voter.

 

« Il sera pratiquement impossible d’écarter Initiative internationaliste du Parlement européen si elle obtient un siège », ABC, 2 juin 2009

Le « déguisement » de Batasuna qui a infiltré la liste de gauche catalane Initiative internationaliste- Solidarité entre les Peuples se fait chaque jour plus clair, selon Erika Montanes. La journaliste constate que si le parti obtient un siège au Parlement européen après les élections du 7 juin, il n’y aura pratiquement rien à faire pour écarter le parti.

 

« Rajoy affirme que le du PP est l’espoir et celui du PSOE la crainte », ABC (EFE), 2 juin 2009

Lors d’un meeting à Valence, devant une foule très nombreuse, Rajoy a estimé que le PSOE « demande le vote de la peur et de la résignation », tandis que le PP plaide pour « le vote de l’espoir et de la joie ». Ce meeting, acte central de la campagne du PP, a servi de soutien à Francisco Camps, leader valencien impliqué dans l’ « Affaire Gürtel ».

 

« Mayor Oreja : « Dans l’Union européenne, il faut se démener pour les Espagnols » », ABC, 2 juin 2009

Lors du second débat télévisé entre le socialiste Lopez Aguilar et le populaire Mayor Oreja, les discussions ont été âpres qu’une semaine auparavant. Bien que le ton de la critique ait été élevé, «  aucun nouvel argument n’est apparu ». La crispation la plus forte s’est produite quand les sujets de la pédérastie, de l’avortement et des avions officiels ont été abordés.

 

« 56% des électeurs du PSOE s’opposent à ce que les mineures avortent seules », El Pais, 1er juin 2009

La réforme du gouvernement de la loi sur l’avortement se heure à l’opposition de 64% de son électorat, tandis qu’au PP, ils sont 88% à y être opposés. Ainsi, le PP a fait de cette réforme un des axes majeurs de sa campagne.

 

« Le PP compte deux points de plus que le PSOE à une semaine des élections européennes », ABC, 1er juin 2009

Dans un sondage DYM pour ABC, le PP obtiendrait 40,9 % des voix et le PSOE 38,7%. L’article revient sur les conséquences des affaires de corruption sur les deux partis et montre que la surprise de ces élections réside dans le résultat du parti de Rosa Diez, Union, Progrès et Démocratie, qui pourrait obtenir un siège avec 2,2% des voix.

 

« Le PP compte 3,7% de plus que le PSOE », El Pais, 31 mai 2009

Selon un sondage de Metroscopia, le PP obtient 43% des voix et le PSOE 39,3%. La participation des citoyens espagnols aux européennes tournerait autour des 45%, 49% d’entre eux considérant que les thèmes abordés pendant la campagne ne les préoccupent pas réellement et 69% d’entre eux se considérant très ou suffisamment européens.

 

« Zapatero critique Mayor pour vouloir « imposer une morale » d’il y a 40 ans », El Pais, 31 mai 2009

Zapatero partage une thèse « obstinée » selon laquelle le PSOE ne sera pas « fustigé » aux élections et selon laquelle le PP ne se posera pas en alternative au gouvernement actuel. A Ponferrada (Castille-Leon), il a critiqué les déclarations de Mayor sur l’avortement et les abus sexuels et n’a pas mentionné la polémique sur l’usage d’avions officiels pendant la campagne.

 

« Le PSOE et le PP troublent la campagne avec des accusations sur l’usage des avions officiels », El Pais, 30 mai 2009

Suite au fracas provoqué par la dénonciation du PP de l’utilisation d’avions officiels par le PSOE pour des meetings de campagne, les socialistes ont répondu par la publication de voyages effectués par des ministres du PP. Le gouvernement statuera par décret sur l’utilisation des appareils de l’armée.

 

« Mayor Oreja s’aligne à l’aile dure de l’Eglise et taxe l’avortement d’ « aberration », El Pais, 30 mai 2009

Selon Carlos E. Cue, Jaime Mayor Oreja a donné raison à ceux des « marianistes » qui craignaient le plus sa désignation comme tête de liste du parti aux européennes. Mayor Oreja représente l’aile la plus démocrate chrétienne du parti qui a de moins en moins de pouvoir à l’interne et qui est toujours restée fidèle à la Conférence épiscopale. Quand le Vatican a affirmé que les abus sexuels en Irlande ne sont pas comparables aux « millions de vies détruites pas l’avortement », Mayor Oreja a déclaré que ces déclarations étaient « exactes ». Deux tendances existent au sein du PP, elles sont devenues claires avec la campagne de Mayor Oreja, centrant son discours sur la crise « morale » accompagnant la crise économique.

 

« Zapatero défie le PP et maintient ses voyages de campagne en avion officiel », El Pais, 29 mai 2009

L’usage d’un avion officiel par Zapatero pour un meeting de campagne en Asturies est considéré comme une « escroquerie » par Rajoy. L’usage d’avions par les hommes politiques espagnols a déjà déclenché plusieurs polémiques et des pressions ont lieu aujourd’hui au PSOE pour que l’Exécutif enquête sur l’usage des avions officiels à l’époque du gouvernement du PP. Selon le journaliste, la stratégie de Zapatero qui ne donne pas d’explications consiste à « fuir la polémique pour qu’elle semble mineure ».

 

« « C’est obscène que la droite incite à la grève générale », selon le président », El Pais, 29 mai 2009

Selon Zapatero, « Tout le monde aide à sortir de la crise : les entreprises, les travailleurs, les communes, les communautés autonomes, les gouvernements de tous les pays d’Europe, tous… sauf Rajoy et le PP, qui ne font que mettre des bâtons dans les roues. » Le PP critique, selon le président du gouvernement espagnol, les syndicats de façon « obscène ».

Ce message que le PP empêche à l’Espagne de sortir de la crise est présent, selon le journaliste, à tous les meetings électoraux du PSOE.

 

« Rajoy appelle fascistes ceux qui attaquent le PP pour corruption », El Pais, 29 mai 2009

A Tenerife, Rajoy a approuvé la récente absolution de Jose Manuel Soria, leader du PP canarien accusé de corruption. Le PP entend ainsi contrattaquer devant la succession de scandales touchant le parti. Rajoy a de plus insisté sur le profil domestique des élections du 7 juin en remarquant qu’elles représentent « les premières élections depuis la crise » et que les Espagnols pourront dire « ce que nous pensons ».

 

« Le PSOE met l’ « Affaire Gürtel » dans la campagne après que Rajoy couvre Camps, El Pais, 29 mai 2009

Alors que l’affaire de corruption « Gürtel » impliquant le PP n’avait pas fait partie de la campagne du PSOE jusqu’à dimanche, il a été incorporé pleinement le 25 mai lorsque la socialiste Leire Pajin a affirmé que les dirigeants du PP « étaient politiquement condamnés », le parti tentant de freiner une « absolution » électorale de l’affaire.

 

« « Les valeurs du PP ne sont pas majoritaires et ne doivent pas le paraître dans les urnes » », ABC, 29 mai 2009

Juan Fernando Lopez Aguilar, tête de liste socialiste pour les européennes a répondu aux critiques des lecteurs d’ABC : le modèle économique du PSOE  a commencé à changer. Une basse participation des électeurs espagnols représente sa plus grande crainte et il a expliqué que ces élections, où le PSOE semble perdant, ne remette pas en cause le gouvernement socialiste espagnol actuel.

 

« 70% des thèmes clefs de notre vie quotidienne se décident en Europe », ABC, 27 mai 2009

L’article revient sur les compétences du Parlement européen et sur les matières traitées.

 

« La gauche pro-ETA livre la propagande de Initiative internationaliste », ABC, 27 mai 2009

Selon l’article, Txelui Moreno, ancien membre de la table ronde national de Batasuna et candidat de l’ANV, se prépare à faire des déclarations qui relèvent de la propagande pro-ETA.

 

« Un leader du PP dit que « ceux de El Pais devraient aller en prison », et rectifie ensuite », El Pais, 26 mai 2009

Jose Joaquin Ripoll, président du PP d’Alicante a affirmé que ceux qui investiguaient sur l’affaire de corruption « Gürtel » devaient aller en prison. Cette déclaration a été fait lors d’un déjeuner de travail, elle a ensuite été rectifiée, elle s’adressait non pas aux journalistes et ne portait pas atteinte à la liberté de la presse, mais à ceux qui « de manière intéressée, filtrent l’instruction ».

 

« Et maintenant, Bush, Aznar et les tailleurs sur mesure », ABC, 26 mai 2009

Le département audiovisuel du PSOE continue à montrer les points faibles de la gestion de l’ultime gouvernement populaire de Jose Maria Aznar : la dernière vidéo du parti attaque la gestion du PP et montre Bush et Aznar prenant une pause lors d’une réunion.

 

« Le PP pose les européennes comme une « absolution électorale » de Camps », El Pais, 25 mai 2009

Selon le PP, une grande victoire du parti aux européennes démontrera que l’ « Affaire Gürtel », dans laquelle sont impliqués Francisco Camps et d’autres membres du parti, n’intéresse pas les citoyens espagnols. Selon le journaliste, la stratégie du PP est claire : l’affaire peut compliquer les choses en interne et détériorer l’image dans les médias, mais elle n’a pas d’effet électoral et permet de mobiliser les plus fidèles.

 

« UGT et CC.OO monopolisent les aides pour divulguer la préparation de  la Présidence espagnole de l’UE », ABC, 25 mai 2009

Les syndicats UGT et Commissions ouvrières monopolisent les subventions avec l’intention de divulguer les sujets relatifs aux compétences du Secrétariat d’Etat pour l’Union européenne et son travail de préparation de la Présidence espagnole de l’Union en 2010.

 

« Zapatero : « Le PP représente la droit la plus à droite de toute l’Europe », El Pais, 24 mai 2009

Suite à un meeting du PP à Valence, région acquise au parti d’opposition, Zapatero a affirmé que le PP était le parti de droite le plus à droit d’Europe. En effet, selon lui, Mariano Rajoy dit qu’il lui faut du temps « pour exposer son alternative économique, mais cela n’est pas certain, il lui manque de la valeur pour exposer les recettes néolibérales que le PP est le seul à défendre dans toute l’Europe. » De plus, Zapatero a reçu le soutien du premier ministre socialiste portugais, montrant que les socialistes espagnols et portugais ont misé sur l’Europe, la cohésion et les droits sociaux.

 

« Mas et Duran montrent leur unité après les derniers désaccords », El Pais, 24 mai 2009

Les leaders de « Unio », Josep Antoni Duran Lleida, et « Convergencia », Artur Mas, deux partis catalans, ont signé une trêve momentanée après les derniers désaccords quant à la désignation d’un souverainiste sans expérience politique, Ramon Tremosa, comme tête de liste du cartel pour les européennes. Mas et Duran apparaîtront ainsi ensemble à l’occasion de plusieurs meetings de campagne.

 

« Rajoy soutient Camps face aux « inquisiteurs » du 21e siècle », ABC, 24 mai 2009

Le leader du PP a exprimé son soutien inconditionnel au président valencien Francisco Camps impliqué dans l’affaire de corruption « Gürtel ». Aucune allusion directe n’a été faite à l’affaire qui est considérée dans le parti comme une campagne contre le parti en lui-même.

 

« De la Vega : « Aujourd’hui, la planète joue au même jeu que les élections européennes » », ABC, 24 mai 2009

Selon la vice-présidente du Gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, les élections européennes représentent une « décision historique » dans un moment « décisif pour l’avenir de la planète », faisant référence à Obama et aux Etats-Unis. Il reste deux options : « Une Europe divisée libérale ou l’Europe du multilatéralisme, de l’ONU et de l’Alliance des Civilisations, l’Europe de la cupidité (…) ou l’Europe de la solidarité ».

 

« Lopez Aguilar arrive en tête de la liste des absences des députés socialistes au Congrès », ABC, 24 mai 2009

Suite à l’enregistrement des absences au Congrès, le socialiste Lopez Aguilar, tête de liste du PSOE aux européennes, est celui qui en compte le plus.

 

« Le PSOE commence la campagne avec 60% de son électorat démotivé », El Pais, 23 mai 2009

Il reste deux semaines au PSOE pour convaincre son électorat de ne pas l’abandonner et voter le 7 juin. Cet électorat est aujourd’hui démotivé : 70% des votants du PP déclarent qu’ils iront voter pour leur parti tandis que le PSOE ne mobilise même pas 40% de son électorat.

 

« Le PP axe ses vidéos sur la crise, face à ceux qui vendent de la fumée », ABC, 23 mai 2009

Face à la « campagne de la peur » des socialistes, le PP propose une « campagne « proche et positive » pour les européennes », selon Ana Mato, la vice-secrétaire de l’Organisation électorale du PP et députée européenne. Le parti a programmé plus de 180 événements dans toute l’Espagne pour mobiliser les citoyens qui ne veulent plus des socialistes.

 

« La grippe joue un grand rôle dans la campagne électorale », ABC, 23 mai 2009

Il ne s’agit pas de la grippe porcine mais de la « grippe de campagne » qui a causé l’absence de Mayor Oreja, souffrant d’une angine. Néanmoins, Rajoy a estimé que Zapatero s’en prend aux militaires parce qu’il a critiqué le PP en demandant des comptes dès lors que « des militaires ont attrapé la grippe » porcine.

 

« Batasuna transmet déjà à ses bases que le vote « abertzale » doit être pour Sastre », ABC, 23 mai 2009

Après l’autorisation donnée au parti Initiative internationaliste – Solidarité entre les Peuples de participer aux élections du 7 juin, « Batasuna a commencé à transmettre à ses bases que le vote « abertzale » doit se diriger vers la liste d’Alfonso Sastre », qui n’a jamais condamné l’ETA.

 

« Rajoy accuse le gouvernement d’occulter la réalité, que ce soit par rapport à la crise ou à la grippe », ABC, 23 mai 2009

Depuis la détection du virus de la grippe A parmi des militaires espagnols, Rajoy accuse le gouvernement d’occulter la réalité comme il l’a fait par rapport aux conséquences de la crise économique. Prenant la Galice comme exemple, où le PP a triomphé, Rajoy a assuré que le « changement politique est chaque fois plus proche » et a critiqué durement la dernière vidéo électorale du PSOE qui « insulte » notamment les petites entreprises.

 

« Le PSOE et le PP mesurent leurs forces en pleine crise », El Pais, 22 mai 2009

Le PP part gagnant aux élections européennes du 7 juin, mais les statistiques du CIS les mettent à égalité. Les hommes politiques ne pensent qu’à ces élections, pendant que les citoyens espagnols s’y intéressent peu : ces élections marquent la première évaluation des effets électoraux de la crise économique un an avant les élections générales.

 

« Le Tribunal constitutionnel permet à la liste annulée par le Tribunal suprême de se présenter », El Pais, 22 mai 2009

Faute de preuves de l’infiltration par Batasuna de la liste Initiative internationaliste – Solidarité entre les Peuple, le Tribunal constitutionnel l’autorise à se présenter aux élections européennes du 7 juin.

 

« Mayor Oreja : « C’est un scandale qu’un ami des terroristes soit présent dans ces élections » », El Pais, 22 mai 2009

Le candidat populaire a lancé la campagne à Orense, en compagnie de Feijoo et de Rajoy. Il a dénoncé le « scandale » de la présence de Sastre sur une liste pour les européennes et il estime que le PP gagnera avec cinq ou six points d’avance. Zapatero a avisé le PP et Aznar que l’avenir doit être « soutenable ».

 

« Le PSC profite de la secousse de Felipe Gonzalez pour lancer la campagne », El Pais, 22 mai 2009

L’ex-président du Gouvernement, Felipe Gonzalez, a indiqué qu’être candidat aux européennes ne figurait pas dans ses priorités et a lancé ses conseils, rédigés par un groupe de notables, pour « le Parlement européen qui se configure le 8 juin. »

 

« II-SP contourne la condamnation de la violence parce qu’il la considère « simpliste », El Pais, 22 mai 2009

La liste d’Alfonso Sastre, Initiative internationaliste – Solidarité entre les Peuples, estime être « complètement satisfaite » de bénéficier du soutien des électeurs de Batasuna. Le Gouvernement sera, quant à lui, « vigilant ».

 

« Le PP valencien demander à convertir « chaque seconde » de souffrance de Camps en « milliers de votes », El Pais, 22 mai 2009

Le président valencien, Francisco Camps, a demandé à tous les Valenciens de permettre à Mariano Rajoy de pouvoir « mettre de l’ordre en Espagne », sans se référer expressément à son implication dans l’affaire « Gürtel ». Selon le secrétaire général du PSPV-PSOE, Jorge Alarte, Camps est « invalidé » pour gouverner.

 

« Vidal-Quadras demande qu’on expulse les « sans-papiers » qui commettent un délit », El Pais, 22 mai 2009

Le vice-président du Parlement européen, Alejo Vidal-Quadras du PP a estimé lors d’un meeting de campagne à Barcelone que les « sans-papiers » qui commettent un délit soient expulsés, tout en critiquant les politiques de « régularisations massives » mises en place par le Gouvernement socialiste en 2005 et a répété la thèse selon laquelle cette mesure a provoqué un effet « générique de grandes tensions et déséquilibres ».

 

« Felipe Gonzalez croit que le Gouvernement pourrait faire « beaucoup plus » contre la crise », El Pais, 22 mai 2009

L’ancien président du Gouvernement estime que la conduite du Gouvernement face à la crise l’ « impatiente » et il demande au PP des propositions « sérieuses, consistantes et sensées ».

 

« La candidature déclare que la légalité a été rétablie face à al « pression brutale » du Gouvernement, El Pais, 22 mai 2009

La décision du Tribunal constitutionnel d’autoriser Initiative internationaliste – Solidarité entre les Peuples à se présenter aux élections européennes a provoqué la réaction immédiate du parti, affirmant que la sentence rétablit la légalité face à la « pression brutale » du Gouvernement.

 

« La campagne démarre avec des accusations de « grossièreté » et de « peu de travail » entre le PSOE et le PP », ABC, 22 mai 2009

La campagne pour les européennes a commencé en Espagne avec des reproches mutuels des dirigeants socialistes et populaires : la droite est traitée de « réactionnaire » et la gauche de « grossière ».

 

« Les partis commencent la campagne en se jetant « les vidéos à la tête », ABC, 22 mai 2009

La campagne pour les européennes commence avec des vidéos, avec la crise économique comme thème dominant et sans aucune autre référence que celle à l’Europe, « parce qu’il ne leur reste aucune autre solution. » Selon Efe, tous les hommes politiques font la même chose, ils parlent d’eux-mêmes, et arguent que leur parti est le meilleur « pour l’Espagne… et pour l’Europe. »

 

« Zapatero et Rajoy se démènent pour le premier jour de campagne avec des meetings à Murcie et à Orense », ABC, 22 mai 2009

Le président du Gouvernement, Jose Luis Rodriguez Zapatero, et le leader du PP, Mariano Rajoy, se démènent lors de la première journée de campagne en participant chacun à des meetings.

 

« Le PP répond par une autre vidéo à la stratégie de doberman du PSOE », ABC, 22 mai 2009

La dernière vidéo électorale du PSOE, pensée pour mobiliser son électorat en usant d’un ton agressif  a provoqué des critiques non seulement du PP, mais aussi de CiU et de UPyD.

 

« Brown pense changer son gouvernement avec le départ de Miliband des Affaires étrangères », El Pais, 21 mai 2009

Après les élections européennes, un réajustement ministériel pourrait avoir lieu, remplaçant David Miliband par Peter Mandelson aux Affaires étrangères britanniques.

 

« La CIU obtiendrait cinq points de plus que le PSC pour des élections « autonomes », selon un sondage », El Pais, 21 mai 2009

49,8% des Catalans sont sûrs d’aller voter aux élections européennes du 7 juin, la participation lors des élections précédentes était de 39,8%. Les nationalistes catalans sont crédités d’un avantage sur les socialistes si des élections « autonomes » devaient avoir lieu maintenant en Catalogne. Celles-ci sont prévues pour le mois de novembre 2010.

 

« Le CIS donne une égalité technique entre le PSOE et le PP aux européennes », El Pais, 22 mai 2009

Selon un sondage du CIS, le PP et le PSOE sont crédités respectivement de 42,2% et de 42,8% pour les prochaines élections européennes. Le PP part cependant favori dans ces élections « qui habituellement s’utilisent dans toute l’Europe comme une forme de gagner le Gouvernement, d’autant plus en période de crise. »

 

« Annulation de liste », El Pais, 19 mai 2009

Pour la première fois, l’annulation de la candidature d’un parti aux européennes suspecté d’être infiltré par Batasuna n’a pas bénéficié du soutien unanime des membres du Tribunal suprême, ce qui facilite, selon l’éditorial d’El Pais, le recours des avocats de Batasuna contre la Loi sur les Partis devant la Cour de Strasbourg.

 

« Cameron tente de forcer Brown à des élections anticipées », El Pais, 19 mai 2009

La vie politique britannique a subi hier une nouvelle « journée de convulsions » lorsque David Cameron a lancé une campagne nationale pour obtenir la tenue d’élections anticipées. Pour les élections européennes, Cameron a confirmé l’orientation profondément anti-européenne de son leadership.

 

« Réinventer l’Europe », El Pais, 19 mai 2009

Selon Sami Naïr, les classes moyennes abandonnent progressivement le « rêve européen », il faut dès lors rétablir la confiance en développant des stratégies de coopération européenne en matière d’emploi, de milieu et de protection des modèles sociaux basés sur la justice et la solidarité.

 

« Forum ABC-Abat Oliba-CEU : Débat avec les candidats aux élections européennes », ABC, 18 mai 2009

Lors d’un débat organisé par ABC avec des candidats aux prochaines élections européennes, les participants ont montré que leur préoccupation principale portait sur le haut taux d’abstention annoncé.

 

« Si on votait le 7 juin pour rester dans l’Union européenne, 90% seraient pour », El Pais, 18 mai 2009

Les députés européens veulent doter le parlement européen de plus de pouvoirs et demandent plus d’agilité et de leadership face aux prévisions basses de participation pour les élections du 7 juin. Seulement 27% des Espagnols ont l’intention de voter le 7 juin et les parlementaires veulent montrer l’importance de leur travail dans une chambre d’où provient plus de la moitié de la législation appliquée ensuite dans les Etats-membres.

 

« Cameron demande des élections suite au scandale des dépenses », ABC, 18 mai 2009

Le leader du parti conservateur, David Cameron, a demandé la tenue de nouvelles élections dès lors que le système actuel est « paralysé » suite à la crise des dépenses des parlementaires. Pendant ce temps, le speaker, Michael Martin, se défendait des accusations de n’avoir pas pu gérer la crise, qui a touché principalement les Travaillistes qui sont donnés perdants aux prochaines élections locales et européennes de juin.

 

« C’est lamentable d’attaquer la nouvelle loi », El Pais, 17 mai 2009

Zapatero a défendu le projet de réforme de la loi sur l’avortement et accuse le PP d’ « hypocrisie », le parti de Rajoy faisant une politique de partis et s’attachant à diviser les citoyens.

 

« Rajoy qualifie de « coup » la suppression des dégrèvements à l’achat de logement », El Pais, 17 mai 2009

Lors d’un meeting électoral pour les jeunes, le leader du PP a critiqué la mesure du gouvernement sur l’élimination des dégrèvements lors de l’achat d’un logement. Selon Rajoy, le Gouvernement « poursuit l’internaute », « mais les jeunes filles de 16 ans peuvent avorter sans la permission de leurs parents. » L’objectif du PP est de remporter la « bataille de l’avenir » aux élections européennes, pour affronter la crise, construire l’Europe et défendre les intérêts espagnols dans l’Union.

 

« Le Leader de la Chambre des Communes tenu en échec par le scandale des dépenses des députés », El Pais, 17 mai 2009

Le leader du Parti libéral-démocrate a réclamé la démission du speaker de la Chambre des Communes, Michael Martin, pour ne pas avoir répondu avec fermeté aux abus de dépenses publics des parlementaires britanniques. Dans le contexte de campagne pour les européennes, une rénovation radicale est maintenant exigée par les citoyens et les médias.

 

« Le Tribunal suprême annule la liste « abertzale » aux européennes », El Pais, 17 mai 2009

La liste du parti Initiative internationaliste – Solidarité entre les Peuples a été empêchée de participer aux prochaines élections européennes suite aux demandes du Gouvernement et du Ministère public. Cette liste est considérée comme servant les intérêts politiques de Batasuna.

 

« Une bombe d’horlogerie en puissance », El Pais, 17 mai 2009

2009 marque la pire crise mondiale depuis 50 ans et les immigrants sont les plus touchés. Selon Juan Manuel Calvo, il faut un grand débat sur leur intégration et des lois sont à prendre. L’article revient sur la situation dans les différents pays, Espagne incluse.

 

« Rajoy considère la suppression de la déduction sur le logement comme un « coup » », ABC, 17 mai 2009

Le président du PP a qualifié de « coup » les mesures adoptées par le Gouvernement en matière de logement, comme la suppression de la déduction fiscale pour l’achat d’un appartement à partir de 2011. Il a assuré que Zapatero ne « convenait à personne » après avoir dilapidé la confiance des électeurs. Mayor Oreja, tête de liste du PP aux européennes, estime que le PSOE va perdre les élections, à cause de sa politique « afro-américaine ».

 

« Le Tribunal suprême dit que Initiative Internationaliste a été instrumentalisée par Batasuna pour sa légalisation », ABC, 16 mai 2009

Le Tribunal suprême justifie ainsi l’annulation de la liste Initiative Internationaliste – Solidarité entre les Peuples candidate aux européennes du 7 juin. Selon une ex-députée du parti, l’infiltration de l’ETA dans le parti n’est le fait que d’une « simple et apparente proximité idéologique. »

 

« Zapatero accuse Rajoy d’encourager les divisions entre les citoyens pour la réforme de l’avortement », ABC, 16 mai 2009

Lors d’un meeting de campagne, à Las Palmas, Zapatero a abordé la loi sur l’avortement et sa réforme, accusant Rajoy de diviser les citoyens. Cette réforme permettrait selon lui de se conformer aux autres pays européens, afin de défendre la sécurité et la dignité des femmes. De même, selon Zapatero, Rajoy critique mais manque de sérieux et ne présente pas son programme économique.

 

« Le PSC « cache » Magdalena Alvarez », ABC, 16 mai 2009

Suivant l’article 222 de la loi électorale, le PSC adopte une version « régionalisée » de sa liste européenne et a fait disparaître tous les noms non-catalans de sa liste, dont celui de Magdalena Alvarez, première ministre ayant été destituée par le Parlement catalan.

 

« Francisco Camps : « Certains usent du coup bas comme unique stratégie », ABC, 16 mai 2009

Francisco Camps, leader du PP valencien et impliqué dans l’ « affaire Gürtel » est intervenu par surprise dans un meeting électoral à Valence pour demander aux militants et aux dirigeants du parti de se concentrer sur les problèmes rencontrés par les citoyens et non sur d’ « autres choses ». De même, il a insisté pour que les élections européennes du 7 juin relèvent d’un processus « propre et démocratique » mettant à l’avant-plan la « confrontation d’idées ».

 

« Rajoy portera la loi sur l’avortement devant le Tribunal constitutionnel pour son « immoralité et inacceptabilité », ABC, 16 mai 2009

« C’est immoral et inacceptable ». C’est ainsi qu’a qualifié Mariano Rajoy la nouvelle loi sur l’avortement du PSOE. Le PP votera contre la réforme et ira devant le Tribunal constitutionnel. Cette réforme, annoncée en pleine campagne, propose d’autoriser les mineures à partir de 16 ans à interrompre leur grossesse sans le consentement des parents.

 

« L’Espagne continue-t-elle à être différente ? », El Pais, 15 mai 2009

Après que le scandale ait éclaboussé le gouvernement de Gordon Brown, Mariano De Pedro Serrano se demande si l’Espagne continue à différente : les affaires sont nombreuses en Espagne et le Parti populaire continue à gagner les élections.

 

« Mayor Oreja accuse le gouvernement de fomenter la “destruction des ‘prébébés’ », ABC, 15 mai 2009

A l’occasion de la réforme de la loi sur l’avortement, la tête de liste du PP, Mayor Oreja, a accusé le gouvernement de mettre en place les “les pires instruments pour fomenter la destruction des prébébés.” Cette accusation a été portée lors de la présentation du programme électoral du parti, et elle confirme la “crise de valeurs” traversée actuellement par l’Espagne.

 

« Initiative Internationaliste portera plainte contre Rubalcaba pour ses tentatives d’empêcher sa candidature aux européennes », EFE, 15 mai 2009.

Suite à l’enquête contre le parti Initiative Internationaliste suspecté d’être « infiltré » par Batasuna, une plainte va être déposée contre les Ministres de l’Intérieur et de la Justice pour injure et calomnies.  Le parti a indiqué qu’il était « strictement politique » et que la campagne à son encontre était menée dans un contexte espagnol où  l’on fait usage du « mensonge pour éliminer la dissidence au pouvoir. »

 

« Mayor Oreja s’enorgueillit que son arrière-grand-père interdisait de parler basque dans sa maison », El Pais, 14 mai 2009

Le candidat européen du PP, Mayor Oreja a utilisé la formule “mas persona y mas Espana” (“plus de personnes et plus d’Espagne”) pour s’opposer au modèle d’immersion linguistique des écoles catalanes et à l’officialisation de la langue catalane au parlement européen. La crise que traverse l’Espagne est selon lui une crise “morale”, allant au-delà de l’économie, qui sera le moteur des élections du 7 juin. Il a ajouté qu’un cycle politique s’est achevé et que son parti doit en ouvrir un nouveau.

 

« Le PP crée un Groupe territorial de Sénateurs régionaux en vue des élections européennes », ABC, 14 mai 2009

Un Groupe territorial de Sénateurs du Parti populaire de Castille et Manche a été constitué, présidé par Maria Dolores de Cospedal, présidente régionale et secrétaire générale du parti. Ce groupe permettra de défendre les intérêts de la région au Sénat et d’intervenir sur les sujets qui concernent la région, comme les politiques agricoles et d’élevage de l’Union européenne.

 

« Le Gouvernement et le Ministère public poursuivent la liste européenne d’Alfonso Sastre en justice », ABC, 14 mai 2009

La candidature européenne du parti Iniciativa Internacionalista (“Initiative Internationaliste”) du dramaturge indépendantiste Alfonso Sastre a finalement été contestée, étant donné que, selon la magistrature, des preuves suffisantes d’un lien entre ETA-Batasuna et le parti ont été avancées.

 

« L’avenir du Kosovo n’est pas encore écrit », ABC, 14 mai 2009

Selon le journaliste d’ABC, le candidat européen du PSOE, Lopez Aguilar, a ouvert une brèche dangereuse en affirmant que “L’avenir du Kosovo n’est pas encore écrit”. L’Espagne n’a pas reconnu encore cette indépendance, et, selon le journaliste, il vaudrait mieux avoir une position claire à ce sujet qu’une position qui veut dire tout et son contraire.

 

« La réalité et le désir », El Pais, 13 mai 2009

A propos du discours sur l’Etat de la nation, Javier Pradera explique que le chef du gouvernement et le leader principal de l’opposition se sont accordés sur l’existence de deux modèles différents pour sortir de la crise, transformant artificiellement les élections européennes du 7 juin en un premier tour des élections législatives lointaines de 2012. Selon Javier Pradera, « Dans le monde de la politique, les séparations analytiques entre les prévisions des événements, formulées avec une prétention scientifique de rigueur, et les désirs qu’ils aient effectivement lieu, exprimés alors d’un point de vue moral, cessent d’être claires et s’effacent quand les passions interpartisanes, les intérêts matériels et les gains personnels entrent en jeu. »

 

« Sarkozy a déprécié la parole politique », El Pais, 13 mai 2009

Dans un entretien accordé à Athènes au journal El Pais, Ségolène Royal a affirmé que la gauche européenne devait avoir un projet fort pour les citoyens européens. Selon l’auteur de l’article, le socialisme français est divisé par les luttes internes et dépassé par les mouvements anticapitalistes, passant dès lors par un des moments les plus difficiles de son histoire.

 

« Le débat sur l’état de la nation. Zapatero lance une réforme ambitieuse et cherche un nouveau modèle productif », El Pais, 13 mai 2009

Selon le journaliste d’El Pais, lors du débat sur l’état de la nation, Zapatero, chef du gouvernement, a attaqué et a lancé une grande offensive après des mois de bafouillement. Il a proposé à la tribune un plan ambitieux de réforme et a pris la précaution d’anticiper les attaques de Rajoy, du Parti populaire. Rajoy a réitéré les accusations d’inaction, d’improvisation et d’avoir nié la crise pendant des mois pour des raisons électoralistes, en utilisant le mot “mensonge” a plusieurs reprises.

 

« La troisième victoire de Rajoy », ABC, 13 mai 2009

Lors du débat sur l’état de la nation, Zapatero a commis l’erreur d’avoir parlé de la corde dans la maison du pendu. C’est donc le premier débat sur l’état de la nation que Rajoy a gagné clairement, fournissant un discours consistant et ayant à son avantage l’ensemble des recommandations des organismes internationaux pour lutter contre la crise. Le Parti populaire bénéficie par ailleurs du soutien du Parlement, passé d’un mouvement “tous contre le PP” a un “tous contre Zapatero”.

Le journaliste d’ABC conclut alors: “Quand l’Espagne s’effondre, comme a ironisé Zapatero, le Parlement a besoin d’un gestionnaire, pas d’un joueur.”

 

« Portrait d’un gouvernement à la défensive », ABC, 13 mai 2009

Zapatero et Rajoy ont participé au débat le plus âpre et le plus dur depuis 2004, marquant une rupture entre le Gouvernement et l’opposition et l’isolement parlementaire croissant du président du gouvernement. Zapatero subit un discrédit personnel, l’un des arguments principaux de Rajoy, et les sondages d’opinion montrent que le vainqueur du débat n’est pas le même pour chacun, par contre, les sondés sont sûrs que le gouvernement ne dispose pas de la force politique nécessaire pour sortir de la crise économique.

 

« Brown demande des excuses aux Britanniques au nom de toute la classe politique », El Pais, 12 mai 2009

Suite à l’élargissement de la crise touchant les députés britanniques, le Premier Ministre Gordon Brown a présenté ses excuses au nom de toute la classe politique du pays. Les citoyens pourraient émettre un vote de protestation tant contre le gouvernement que contre l’opposition dans un contexte où les élections européennes n’ont jamais été prises au sérieux par les citoyens britanniques et qui leur servent à montrer leur frustration.

 

« Passion pour l’Europe », El Pais, 12 mai 2009

Les élections européennes approchent à grands pas mais ne semblent passionner personne, c’est l’un des paradoxes principaux de l’Union européenne. L’opinion publique se trompe pour deux raisons : le Parlement élu au suffrage universel prend des décisions concernant directement les citoyens et ces élections marquent le passage à l’application du Traité de Lisbonne.

 

« IU expulsera 19 des membres du CUT-BAI qui soutiennent une liste d’extrême gauche aux élections européennes », ABC, 12 mai 2009

Les directions fédérale et andalouse de Izquierda unida (“Gauche unie”) menacent d’expulser 19 membres du CUT-BAI (Collectif de l’Unité des Travailleurs-Bloc andalou des Gauches) qui ont avalisé la candidature de Initiative internationaliste-Solidarité entre les Peuples, suspectée de lien avec les indépendantistes basques.

 

« Mayor Oreja assimile Zapatero à la “politique du mensonge” », ABC, 12 mai 2009

Selon Mayor Oreja, intervenant pour une conférence-déjeuner organisée par ABC, le gouvernment de Zapatero raconte “l’histoire d’un mensonge”. Les élections européennes, selon lui, donnent l’occasion aux citoyens de choisir entre cette politique du mensonge ou celle de la vérité apportée par le Parti populaire. Ces élections sont singulières pour l’Espagne parce qu’elles sont liées à la crise économique, ce sont des élections “pour et avant la crise” mettant en question la gestion de cette crise par le gouvernement.

 

« Zapatero cherche la confiance du Congrès au moment le plus critique de son mandat », ABC, 12 mai 2009

Le débat sur l’état de la nation pourrait isoler le chef du gouvernement, au moment où sa gestion de la crise économique est remise en cause. Après Zapatero, Rajoy interviendra, marquant le moment le plus intéressant du débat influencé par cette crise et les élections européennes. Le risque est que les deux hommes transforment la discussion en un meeting de campagne et que les citoyens comprennent qu’ils “discutent beaucoup au lieu de prendre le taureau de la crise par les cornes.”

 

« Sastre affirme qu’il ne se souvient pas de son lien avec l’ANV et l’estime non-pertinent », El Pais, 11 mai 2009

Le dramaturge Alfonso Sastre, tête de liste symbolique de la liste européenne Initiative Internationaliste-Solidarité entre les Peuple, a affirmé hier ne pas se souvenir de son lien avec l’ANV, mouvement indépendantiste basque. Une enquête est par ailleurs menée en ce moment contre cette liste pour des liens présumés avec les indépendantistes.

 

« Le quid de la question », El Pais, 11 mai 2009

Le moment essentiel de la campagne électorale pour les européennes sera celui du débat sur l’état de la nation, où les citoyens espagnols pourront voir clairement les différences entre les partis en présence. Celui qui gagnera ce débat, gagnera ces élections. Zapatero le sait et c’est pour cette raison qu’il a avancé ce débat contre toute attente.

 

« Avant le débat sur l’état de la nation Rajoy rejette la « politique de subventions » du gouvernement », El Pais, 11 mai 2009

Lors du Congrès du Parti populaire à La Corogne, Mariano Rajoy a affirmé que Zapatero a installé en Espagne une politique de dépenses publiques à volonté, que c’est un dirigeant dépensier et prodigue avec l’argent de tous. Rajoy a ensuite tracé un tableau pessimiste de la situation espagnole actuelle, tout en souriant et en exprimant son contentement et son orgueil après la victoire du PP aux élections en Galice. Selon le président galicien, Feijoo, les élections européennes du 7 juin « seront une prolongation des élections régionales de mars et marqueront la première étape avant que Rajoy soit le président de l’Espagne.

 

« Ana Mata : “Zapatero mentira pour gagner les européennes comme il l’a fait aux législatives” », ABC, 11 mai 2009

Lors du débat sur l’état de la nation du 12 mai, Zapatero, chef du gouvernement, va mentir comme il l’a fait aux législatives précédentes, faisant de ce débat un meeting de campagne parce qu’il est plus doué pour les meetings que pour gouverner selon le Parti populaire. Le président du parti, Rajoy, en profitera pour apporter un paquet de propositions afin de sortir le pays de la crise.

 

« Mayor sera aux côtés de Rajoy dans cinq meetings de campagne, comptera sur Aznar et Rato », ABC, 11 mai 2009

Lors de cinq meetings de campagne pour les élections européennes, Mayor, tête de liste du PP, et Rajoy, président du parti, seront présents tous les deux. Aznar, ancien chef du gouvernement, et Rato, ancien vice-président et ancien directeur gestionnaire du FMI, seront présents chacun à deux autres meetings d’une campagne de « proximité » destinée à mobiliser l’ensemble du parti pour gagner jusqu’au « moindre recoin » de l’Espagne.

 

« Le nouveau PP se passe d’Aznar », El Pais, 10 mai 2009

La réapparition d’Aznar dans les rangs du PP pour les européennes se heurte à l’indifférence du « marianisme » (du nom de Mariano Rajoy), toujours euphorique après la victoire du PP aux élections de Galice. Ce retour sur scène ne fera cependant pas d’ombre à Rajoy, qui pourrait par contre être affaibli en cas d’échec aux élections du 7 juin.

 

« Mayor donnera à Aznar un rôle clef pour les européennes », El Pais, 10 mai 2009

La tête de liste du PP, Mayor Oreja, aura recours à Aznar pour remporter les élections que son parti considère comme celle du « principe du changement ». Rajoy, le président du parti, demeure cependant la figure principale du parti qui tente de renforcer son influence face au PSOE qui est estimé « avoir diminué la valeur » des élections européennes.

 

« Seule la défense du système bancaire unit le PSOE et le PP contre la crise », El Pais, 10 mai 2009

Face à la crise bancaire, le PSOE et le PP ont négocié un pacte sur l’économie en octobre dernier. Néanmoins, un plan d’actualisation doit être fourni, surtout en ce qui concerne la protection des caisses d’assurance, les négociations ne seront pas conclues avant les élections du 7 juin.

 

« Rajoy entend gagner les élections européennes “dans la rue” fac à un Zapatero “dépensier” qui doit “rectifier” sa politique », ABC, 10 mai 2009

Lors du XIVe Congrès du Parti populaire de Galice, Mariano Rajoy a estimé qu’il était sûr que son parti allait remporter les élections européennes parce que les Espagnols n’ont plus confiance en Zapatero qui s’est montré responsable de la crise et qui a dépensé l’argent public. Selon Rajoy, la qualité de bon négociateur est nécessaire en Europe, et Zapatero et ses ministres n’en ont pas fait preuve, se montrant d’une inefficacité absolue.

 

« Rajoy demande une réforme du travail et annonce un plan de soutien à l’industrie automobile », ABC, 10 mai 2009

Lors du XIVe Congrès du Parti populaire de Galice, Mariano Rajoy a estimé qu’une réforme du travail était nécessaire et qu’il fallait soutenir l’industrie automobile. L’appel au vote européen a aussi été relancé, Rajoy estimant que ces élections européennes représentent une occasion de renforcer le parti et une première victoire sur le PSOE avant une victoire aux élections législatives prochaines.

 

« L’Intérieur enquête sur quatre listes « abertzales » possibles pour les européennes », El Pais, 09 mai 2009

Un processus de mise hors la loi de quatre partis de gauche « abertzale » a été initié par le gouvernment. Même si aucune preuve que ces quatre partis ont des liens avec l’ETA n’a été fournie, la mesure a été adoptée par précaution.

 

« Les partis affinent leurs campagnes en vue des élections européennes », ABC, 09 mai 2009

A l’approche des élections européennes du 7 juin, les partis politiques espagnols peaufinent de plus en plus leurs campagnes et discours : Jaime Mayor Oreja du PP a défini cinq lignes directrices de la campagne pour le parti, comme dire la vérité et mobiliser autant que pour des élections locales ; Lopez Aguilar du PSOE a proposé égalité et innovation tout en dénonçant l’idéologie du PP ; Willy Meyer de Izquierda Unida (“Gauche unie”) a accusé le PSOE et le PP d’être les deux forces politiques ayant provoqué la crise et appelle à un vote sanction à leur encontre.

 

« Mayor Oreja : « Le PP fera le nécessaire pour que l’affaire Gürtel ne l’entache pas » », ABC, 8 mai 2009

La tête de liste du Parti populaire (PP) aux élections européennes, Jaime Mayor Oreja, a affirmé que l’affaire Gürtel, affaire de corruption montrant l’implication de trois députés du PP, n’entacherait pas le parti. « La corruption entache toutes les institutions » et « l’important est d’être implacable quand elle est détectée », a-t-il affirmé.

 

« Un ex-député de l’ANV pousse la liste-piège de Batasuna pour l’Europe », ABC, 8 mai 2009

Francisco Javier Belarra Laguera, ex-candidat indépendantiste basque et lien entre Batasuna et l’extrême-gauche, est le promoteur de la liste de coalition des gauches « Initiative internationaliste – Gauche des Peuples », liste qui défendra les intérêts souverainistes au Parlement européen.

 

« Un analyste de Reuters estime que l’emploi de Zapatero est aussi sur la sellette », ABC, 8 mai 2009

Suite à la crise économique et au répit imposé par Zapatero sur les revendications nationalistes, le gouvernement du PSOE est aujourd’hui affaibli, selon Andrew Hay, analyste chez Reuters. Si le chômage atteint les 20% (il se situe actuellement à 17,4%), le gouvernement de Zapatero se verrait obligé de pactiser avec le Parti populaire ou d’appeler à des élections anticipées.

 

« La fracture de Ciudadanos mène à la démission de 15 dirigeants », El Pais, 8 mai 2009

La décision, prise à 60%, du parti Ciudadanos (« Citoyens ») de concourir aux européennes en coalition avec la plateforme Libertas (« Libertés ») a provoqué le départ de militants opposés aux tendances ultranationalistes, ultracatholiques et ultraconservatrices présentes dans cette plateforme.

 

« Le PSOE maintient son avantage sur le PP malgré la crise », El Pais, 8 mai 2009

Malgré la crise économique et malgré la détérioration de l’image du gouvernement et de Zapatero, le PSOE garde l’avantage sur le PP, 40,8% contre 40%, selon un sondage réalisé par le CIS. Selon le PP, cette tendance négative pour le PSOE se reflétera aux européennes ; selon le PSOE, les solutions du PP ne sont pas celles que les électeurs veulent entendre.

 

« Batasuna instrumentalise une coalition castillane des gauches pour aller aux européennes », ABC, 7 mai 2009

Par l’intermédiaire de la coalition des gauches « Initiative internationaliste – Gauche des Peuples », Batasuna compte s’infiltrer au Parlement européen et y obtenir une représentation, ce qui serait autrement impossible.

 

« Porte-drapeau de la gauche », ABC, 6 mai 2009

Juan Fernando Lopez Aguilar, tête de liste socialiste aux européennes, a montré hier, selon le journaliste d’ABC, que ces élections représentent un choc entre deux visions politiques nettement différenciées. Son discours montre un argumentaire générique de gauche qui n’est pas spécifique à une campagne européenne : la campagne est centrée sur les affaires domestiques, et cela conforte les deux partis espagnols principaux.

 

« Lopez Aguilar ne garantit pas le soutien à la réélection de Durao Barroso », ABC, 6 mai 2009

La tête de liste socialiste aux européennes, Juan Fernando Lopez Aguilar, a nuancé le soutien de Zapatero à la réélection de Barroso. Ce soutien dépendra des résultats des élections du 7 juin. L’ex-ministre socialiste a affirmé aussi que ces élections ne peuvent être considérées comme des primaires et qu’elles marquent surtout un tournant dans l’histoire européenne, suivant l’exemple du tournant donné par Barack Obama aux Etats-Unis.

 

« Le guide de campagne du PSOE voit dans l’ex-Ministre « un relent inattendu d’autoritarisme » », ABC, 6 mai 2009

Pour le PSOE, l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis marque le premier pas d’une évolution qui doit être suivie en Europe. Cette évolution ne sera pas possible en cas de victoire du Parti populaire, considéré par les socialistes espagnols comme « le plus rance et le plus sectaire » de tous les partis européens de droite.

 

« Auras », El Pais, 6 mai 2009

Suite à l’annonce d’un eurodéputé du PP, Vida-Quadras, d’inclure sur les listes européennes de jolies jeunes filles pour encourager la participation aux élections, reprenant une idée de Silvio Berlusconi, le journaliste d’El Pais estime que même si cela a fonctionné pour Sarkozy, cela donnerait une aura inquiétante à l’Union européenne.

 

« Elections peu européennes », ABC, 5 mai 2009

A l’observation de la campagne pour les élections européennes du 7 juin, celles-ci peuvent être considérées comme des primaires par rapport aux prochaines élections de 2012. En effet, les deux grands partis espagnols, le PSOE et le PP, mettent en avant les effets et les solutions de la crise globale et spécifiquement espagnole, en s’accusant l’un l’autre des fautes commises. Mariano Rajoy, leader du PP, a jeté la première pierre, affirmant que Zapatero est le « grand dépensier » de l’argent des contribuables.

 

« Le PSOE retire de sa liste européenne une députée soupçonnée de corruption », El Pais, 5 mai 2009

Suite à des soupçons de malversations sur la personne de Maria Angeles Aviles, conseillère municipale à Elche, dénoncées par le Parti populaire, le PSOE a décidé de la retirer de sa liste pour les élections européennes.