Journaux suivis : Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), Süddeutsche Zeitung
« Les élections de l’ombre », Sueddeutsche Zeitung, 6 juin 2009
Pour les partis politiques, les élections européennes sont un scrutin de seconde classe. L’histoire des européennes en Allemagne est celle du déclin de l’intérêt citoyen constant depuis la première élection du Parlement européen en 1979. Bien que le Parlement européen ne soit plus depuis longtemps un club de débat sans pouvoir, les députés européens n’ont que très peu d’influence dans leur parti national.
« De gentils gangsters vont voter pour les élections européennes », FAZ, 5 juin 2009
Alors que les jeunes se désintéressent des élections, l’association « Politikfabrik » a mis sur pieds la plus grande campagne d’incitation à la participation électorale en direction des jeunes. Les initiateurs se font nommer les gangsters des urnes et prétendent convaincre leurs concitoyens en étant cool.
« Mme Silvana Koch-Mehrins est-elle assidue? », FAZ, 5 juin 2009
La polémique enfle autour des quotas de présence de la tête de liste du FDP au Parlement européen. Un quota de 38, 5% publié et depuis démenti par un juge n’a pas tenu compte de son congé maternité. Tandis qu’il y a bataille sur les chiffres de présence en plénière, la FAZ a également révélé que Mme Silvana Koch-Mehrins a loupé 4 sessions de commission parlementaire sur 5.
« Elections aux Pays-Bas : les populistes de droite sont les grands vainqueurs », FAZ, 5 juin 2009
Les populistes du PVV sont les grands gagnants des élections européennes aux Pays Bas, ce qui confirme un tournant de petit royaume autrefois libéral et europhile vers des politiques anti-immigration et hostile à l’intervention de l’Europe. De même qu’en 2004, les Pays-Bas n’ont pas respecté les recommandations de la Commission européenne ayant exigé que les résultats soient délivrés en même temps dans tous les Etats membres.
« Mise en scène pour les élections européennes », Sueddeutsche Zeitung, 4 juin 2009
Parce que le Président milanais et Silvio Berlusconi craignent pour leur voix, Kaka n’est pas encore transféré au Real de Madrid.
« Le cas Koch-Mehrin : « juste une grande gueule » », Sueddeutsche Zeitung, 4 juin 2009
Les ténors du FDP ne ménagent pas leurs efforts pour défendre Silvana Koch-Mehrin, leur « miss Europe », contre les polémiques. Le blogger et journaliste bien connu David Schraven s’était saisi de la polémique concernant le taux de présence de 39% de la tête de liste FDP aux sessions du Parlement européen.
« La Belle et la Bête », Sueddeutsche Zeitung, 3 juin 2009
Le FDP combat activement contre des comptes-rendus inamicaux au sujet de sa tête de liste aux élections européennes, Silvana Koch-Mehrin. Le Président du parti libéral a même envoyé une lettre au directeur de l’ARD, afin de contrer les critiques contre Silvana Koch-Mehrin qui, si elle a fait la une des magazines people, n’a pas la réputation d’être très assidue au Parlement européen. Koch-Mehrin a contesté les statistiques reprises par les journalistes concernant ses taux de présence.
« Gouverner dans l’ombre », FAZ, 3 juin 2009
La plupart des eurodéputés sont inconnus en Allemagne, ce qui n’était pas le cas en 1979 lors de la première élection du Parlement, à l’époque de H. G. Pöttering et D. Cohn-Bendit. La plupart d’entre eux sont actifs mais dans l’ombre, comme ce fut le cas d’E. Gebhardt qui joua un rôle crucial dans le houleux débat sur la directive services. Mais en fin de compte, pour être réélu, c’est bien la popularité auprès de l’électorat national qui compte le plus.
« Sans la Bavière, mais avec Wums », Sueddeutsche Zeitung, 3 juin 2009
Pour les élections européennes, les partis politiques en veulent qu’une chose : avoir des affiches originales. Tandis qu’un petit parti indépendantiste bavarois affiche en Prusse : « Ne voulez-vous pas vous débarasser des bavarois ? », tout le monde ne parle que de Wums : Witschaft, Umwelt, menschlich, sozial (economie, environnement, humain et social). Contrairement à la CDU, le SPD a aussi fait une campagne choc. La têtye de liste du FDP, Silvana Koch-Mehrin, s’affiche en grand, ce qui lui vaut d’être populaire.
« L’Europe, il faut simplement l’aimer », Sueddeutsche Zeitung, 31 mai 2009
L’Europe est un miracle et nous l’avons oublié. Les hommes politiques ne le rappellent que trop rarement. Jamais dans l’histoire de l’Europe les citoyens ont pu se déplacer aussi facilement à travers le continent. Ils peuvent être ce dont Joseph Roth rêvait : à la fois patriotes et citoyens du monde.
« L’Union clairement devant le SPD », Süddeutsche Zeitung, 29 mai 2009
Selon les derniers sondages pour les prochaines élections européennes,
« L’apathie profite au président », Süddeutsche Zeitung, 28 mai 2009
La campagne se traîne en France, ce qui fait l’affaire de l’UMP, qui, avec 27% des intentions de vote, devance largement un PS affaibli. Tandis que la tête de liste, M. Barnier, cherche avant tout à fuir le poste mal aimé de ministre de l’agriculture, N. Sarkozy a puni sa ministre de la justice, R. Dati, en l’envoyant comme 2ème de la liste. Celle-ci était tombée en disgrâce après s’être mise la justice à dos. Quant à la gauche, elle est fragmentée. Le « postier » pourrait dépasser les 5% et envoyer des députés à Strasbourg, ce qui coûterait des sièges au PS.
« On se retrouve devant les poulets », Süddeutsche Zeitung, 28 mai 2009
L’Union européenne cherche à attirer les électeurs aux urnes le 7 juin par tous les moyens. L’expert en relations publiques Lutz Meyer s’exprime sur les poulets sous vide, les meurtres à la hache et les arguments sérieux.
« Tout ce qui est bien vient de nous », Süddeutsche Zeitung, 28 mai 2009
L’Autriche se regarde le nombril et fait campagne contre, pas pour l’Europe. Le FPÖ mène une campagne antisémite, ce qui provoque l’indignation des autres partis et des communautés religieuses. Bien qu’elle ait largement profité de son adhésion à l’UE, la campagne a des accents de bouffonnerie provinciale. Même les partis traditionnellement pro-européens, les chrétiens démocrates, les sociaux-démocrates et les verts mettent en avant la défense de l’intérêt national.
« Stars de Télé et petits enfants de rois », Süddeutsche Zeitung, 28 mai 2009
Dans de nombreux pays, certains candidats aux élections européennes sont de véritables curiosités : Barbara Matera, starlette de la télé que S. Berlusconi voulait envoyer à Strasbourg. Prinz Emanuele Filiberto von Savoyen, descendant du dernier roi d’Italie, sera en revanche bien candidat. George "Gigi" Becali, président du club de foot de Bucarest, se présente en Roumanie à l’instar de Elena Basescu, la fille du Président. Ari Vatanen, l’ancien pilote de rallye élu il y a 5 ans sur les listes françaises de l’UMP, se présente en Finlande. Le mathématicien Christian Engström veut représenter
« « Puni » par l’indifférence », FAZ, 27 mai 2009
L’abstention s’annonce encore plus forte le 7 juin prochain que lors des scrutins européens précédents, ce qui est paradoxal dans la mesure où le Parlement européen est l’institution européenne qui a vu ses pouvoirs le plus augmenter lors des réformes successives des traités. Cela est dû au manque de signification et de contenu.
« L’Allemagne arrive trop tard à Bruxelles », FAZ, 25 mai 2009
CDU et SPD se disputent le poste de prochain commissaire allemand. Le candidat de
« Unanimes dans l’exécrable. La campagne du FPÖ pour les élections européennes », Süddeutsche Zeitung, 25 mai 2009
« L’Occident aux chrétiens » : avec un tel slogan, le FPÖ mène campagne avec succès en Autriche. Le FPÖ agite antisémitisme et islamophobie dans cette campagne. Pour la première fois, l’establishment politique et l’Eglise, unis avec toutes les communautés religieuses du pays, ont assez de courage pour se dresser en front commun contre l’hystérie du FPÖ et de son chef Heinz-Christian Strache. Cela représente un tournant par rapport à la tolérance de ces dernières années. Selon les sondages, le FPÖ serait le premier groupe parlementaire autrichien.
« En attendant le référendum », Süddeutsche Zeitung, 21 mai 2009
Malgré les nombreuses affiches, la campagne pour les élections européennes suscite peu d‘intérêt en Irlande. Le référendum aura lieu à l’automne. Le manque d’intérêt est dû au fait que des élections locales auront lieu le même jour et aussi au fait que le Parlement européen ne peut rien changer à la situation économique désastreuse du pays.
« Du modèle au grognon », Süddeutsche Zeitung, 20 mai 2009
Il y a clairement un manque de bagarre pour les élections européennes. Quand il s’agit de politique européenne, les allemands se rendent à peine aux urnes. C’est particulièrement le cas des jeunes qui sont ciblés par un spot électoral parodiant les films hollywoodiens. Cela est d’autant plus surprenant que l’assemblée européenne n’a cessé de gagner des pouvoirs depuis sa première élection en 1979.
« Faire carrière à l’étranger », Süddeutsche Zeitung, 20 mai 2009
En Pologne, les députés européens jouissent d’une considération importante et les médias s’intéressent à la campagne de manière intensive. Pourtant, l’abstention y est traditionnellement très importante. Seuls quelques 24% s’étaient déplacés en 2004.
« Parlementaires de tous les pays, unissez-vous ! », FAZ, 15 mai 2009
Au moins une chose est commune aux élections européennes dans tous les pays : les électeurs les considèrent comme un scrutin national. En réalité, ce sont les groupes, les familles transnationales de partis, qui régissent le parlement. Le PPE va souffrir de la désaffection des tories britanniques et de l’ODS tchèque, ce qui fait le jeu des sociaux-démocrates, qui pensent conserver entre 210 et 220 sièges. Pour l’instant, J. M. Barroso a su réunir de nombreux soutiens pour un nouveau mandat à la présidence de
Declan Ganley : « Je veux devenir Monsieur Europe », FAZ, 15 mai 2009
Interview.
« Martin Schultz : Le Parlement européen doit bouger à gauche », FAZ, 15 mai 2009
Les politiques économiques et monétaires européennes doivent selon lui être complétées par un modèle d’Etat social et s’éloigner de l’ultra-libéralisme (radicalisme du marché en allemand) que l’Europe a connu ces dernières années. Le député européen du SPD Udo Bullmann plaide notamment pour l’extension au niveau européen du système allemand de la codécision paritaire dans les entreprises. M. Schultz est optimiste quant au résultat de son parti pour les élections et pense que le SPD pourra améliorer son score de 2004.
« Une personnalité de die Linke quitte le parti pour le SPD », Süddeutsche Zeitung, 14 mai 2009
La spécialiste de la politique européenne la plus connue de die Linke, Sylvia-Yvonne Kaufmann, rejoint le SPD. L’ancienne vice-présidente du PDS a toujours soutenu le Traité de Lisbonne, tandis que son parti a à nouveau, lors de la journée de l’Europe du 9 mai, manifesté son opposition au Traité. Elle a reproché à die Linke de diaboliser le SPD. Un autre membre du parti de gauche, Carl Wechselberg, actif dans le Land de Berlin, avait également quitté le parti en reprochant la radicalisation encouragée selon lui par O. Lafontaine.
« La WDR boycotte le spot électoral « osé » de die Linke », Süddeutsche Zeitung, 14 mai 2009
La WDR boycotte le spot électoral de die Linke pour les élections européennes, spot qu’elle juge trop sensuel. Les représentations acoustiques des rapports sexuelles contenues dans le spot sont, selon l’émetteur basé à Cologne, inapproprié pour les enfants et le jeune public aux heures de grande écoute. Die Linke constate que les mêmes règles ne valent pas partout concernant le rapport au sexe à la télévision.
« Elle fuit les sectaires », FAZ, 14 mai 2009
Sylvia-Yvonne Kaufmann quitte le PDS, notamment en raison de l’engagement de son parti contre le Traité de Lisbonne. Des responsables du SPD et des Verts ont critiqué la ligne anti-européenne impulsée par O. Lafontaine. Sylvia-Yvonne Kaufmann est la troisième personnalité à quitter le Linkspartei depuis 2006.
« Les socialistes européens veulent une alliance rouge-verte à Bruxelles », Süddeutsche Zeitung, 12 mai 2009
Les socialistes européens ont déclaré vouloir mettre fin à l’alliance avec les Conservateurs pour s’allier avec les Verts, dont ils sont politiquement plus proches sur de nombreux thèmes, selon le Président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen qui a également exclu une réélection de J. M. Barroso à la tête de
« La CSU : face à un challenge », FAZ, 10 mai 2009
Les leaders de
« Les stars de
Les leaders de
« Les yeux sur Strasbourg, le regard tourné vers Berlin », FAZ, 8 mai 2009
L’article parle des stratégies de campagne des différents partis allemands pour les élections européennes. Les sondages prédisent que
« Une Union divisée et sans leadership », FAZ, 8 mai 2009
Lors de l’ouverture de la campagne européenne du SPD, à Bonn, F.W. Steinmeier a dénoncé le manque d’unité au sein de
« Souffrir de l’Europe, gagner avec l’Europe », FAZ, 6 mai 2009
L’économie du Land de Hessen est totalement dépendante de l’intégration européenne, la première destination des importations est