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Analyse socio-économique et environnementale de la question climatique - Des politiques internationales aux impacts locaux

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L’année 2006 a été sans conteste l’année où la prise de conscience collective des changements climatiques a été la plus importante et où les décideurs politiques ont montré les plus vives réactions à l’égard de cette problématique. Dans ce contexte, le présent rapport présente une analyse de plusieurs thèmes qui ont marqué l’actualité climatique de l’année 2006, au niveau belge, européen et international.

Au niveau belge, nos calculs présentés dans le premier chapitre montrent que la Commission Européenne marque une cassure entre la première et la deuxième période d’échange : le laxisme qui avait prévalu pour la première période n’est plus de mise et le PNAQ II belge (Plan National d’Allocation de Quotas de CO2) permettra effectivement de faire contribuer les secteurs couverts par le SCEQE aux objectifs de Kyoto en proportion au moins égale à la part de ses émissions dans le total des gaz à effet de serre (GES) du pays.
Au niveau européen, les PNAQ II et le durcissement actuel de la politique climatique européenne marqueront très probablement la deuxième période d’échange du marché du carbone et le prix des quotas devrait se maintenir à un cours élevé. Il est probable que cela incitera les installations couvertes par le Système Communautaire d’Echange de Quotas d’Emissions de CO2 (SCEQE) à investir dans les technologies propres afin de réduire leurs émissions. Notre second chapitre traite donc du marché européen du carbone, institué par le SCEQE, dans sa deuxième année d’existence.

Un autre signe qui montre le sérieux accru de la politique climatique européenne est la future intégration du secteur de l’aviation dans le SCEQE (prévue pour 2011 pour les vols intra-européens), malgré les grandes difficultés que cela implique. Cela est abordé dans notre troisième chapitre.

A l’instar de la politique climatique européenne, la politique climatique internationale a connu de grandes avancées en 2006. Dans le quatrième chapitre, le rapport fait dès lors le point sur l’avancée des négociations internationales concernant l’adaptation aux changements climatiques. Les moyens et les sources de financements décidés à Marrakech sont un premier pas mais restent encore limités et insuffisants.

La publication le 30 octobre 2006 du rapport STERN (« The Stern Review ») sur l’impact socio-économique des changements climatiques signale entre-autre que les changements climatiques vont certainement représenter la plus grande défaillance de l’économie de marché que le monde ait jamais connu, du même ordre de grandeur que celle des deux guerres mondiales et la grande dépression économique des années 1930. Notre cinquième chapitre fournit une synthèse des points importants de ce rapport, ainsi qu’un résumé des principales critiques qui lui ont été faites.

La politique climatique internationale s’est quelque peu affermie et a connu de grandes avancées. En effet, elle est passée des objectifs peu contraignants de la CCNUCC pour la période 1994-2000 au Protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005. C’est la raison pour laquelle nous effectuons dans notre sixième chapitre une analyse comparative des mesures mises en œuvre dans différents pays soumis à la CCNUCC pour réduire leurs émissions de GES. L’objectif visé consiste à vérifier l’idée répandue que les pays développés n’ayant pas ratifié le Protocole de Kyoto (Etats-Unis et Australie) sont également les pays qui parviennent le moins bien à réduire leurs émissions de GES et/ou qui font le moins d’efforts. Notre analyse tend à confirmer notre hypothèse de base : les Etats-Unis et l’Australie occupent les dernières places, juste avant l’Espagne. Cependant, nos résultats doivent être tempérés car il est probable qu’une répétition de cette étude pour la période 1990-2007 aboutirait à des résultats différents dû aux multiples mesures prises aux Etats-Unis et en Australie au niveau de chaque Etat et de certaines villes depuis le début des années 2000. Un second objectif de ce chapitre vise à identifier des bonnes pratiques en matière de réduction des émissions de GES. Cet exercice permet de nuancer la critique acerbe de la part de la communauté internationale et des medias à l’égard des Etats-Unis. En effet, dans le secteur tertiaire et résidentiel, ils ont extrêmement bien diversifié leurs types d’instruments. Il est probable que cette diversification du panel d’instruments soit parvenue à lever de nombreuses barrières à la diffusion de technologies et de pratiques permettant une réduction des émissions de GES du secteur tertiaire et résidentiel. Toutefois, ces mesures à elles seules étaient totalement insuffisantes pour atteindre l’objectif fixé par la CCNUCC (ramener en 2000 les émissions de GES à leurs niveaux de 1990).

Les différentes approches pour une nouvelle architecture climatique mondiale « post-Kyoto » (ou post-2012) permettant une participation accrue des pays en voie de développement qui en ont la capacité financière est abordée dans le septième et dernière chapitre du rapport, qui se penche sur le développement d’une approche coopérative mondiale pour la réduction à long terme des émissions de GES.


Organisme financeur :

Electrabel

Date de début :

01/03/2006

Date de fin :

01/03/2007

Chercheurs :


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Dernière modification : 05/11/2009


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